‹ Promenades à l'expositionChapitre 9 sur 10 · A L’EXPOSITION D’HORTICULTURE · texte numérisé non relu

A L’EXPOSITION D’HORTICULTURE

— Ma fille, baissez les yeux , il n’est pas convenable que vous regardiez des camélias, ce ne sont pas des fleurs honnêtes.

— Qu’est-ce que lu dis , Lolo ?

— Je dis que j’aime bien les plantes grasses, parce qu’elles ressemblent à maman, que j’aime bien.

— C’est bon, taisez- vous, ou vous aurez le fouet.

— C’est du propre ! Voilà les plantes qui vont maintenant avoir de la barbe comme ces vilains hommes! Si ça continue, elles fumeront de sales cigares.

— Tiens, comme ils sont malingres ces camélias ! 1

— Mais, ma chère, c’est là leur chic, des camélias poitrinaires, c’est le grand genre.

A L'EXPOSITION DU CIIAMr DE MARS.

— Monsieur, il est défendu de loucher aux animaux.

— Sapristi! vous voyez bien que c’est pas moi qui y touche !

— Ah ben , merci ! Ils sont beaux les encouragements- aux animaux reproducteurs ; je leur mène maZémire, et l’on me renvoie au bureau des contributions, où l’on m’a augmenté mes impositions.

— Tiens! mais il n’y avait qu’une vache hier dans cette case, et en voilà quatre aujourd’hui.

— Oui , monsieur; la vache d’hier , comme vous voyez, est

productrice.

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