‹ Promenades archéologiquesChapitre 42 sur 69 · Ovide, f<M<M, ni · texte numérisé non relu

Ovide, f<M<M, ni

milieu de la plaine, mais à de telles hauteurs que la maison semble une montagne *. >

Ce n'étaient pas les riches seuls qui éprouvaient le besoin de s'enfuir de la ville et de respirer l'air des champs. Les affranchis aisés, les petits bourgeois, les gens de lettres surtout, plus amoureux encore que les autres de silence et de liberté, étaient heureux de posséder quelque part, loin de la foule et du bruit, ce que Juvénal appelle « un trou de lézard ». Suétone, que ses ouvrages d'érudition n'avaient pas enrichi, se mit en tête im jour d'acheter un petit domaine et de ne pas le payer trop cher. A sa demande, Pline, qui le protégeait, chargea un personnage important de s'entremettre de l'affaire. « Ce qui tente notre ami, lui disait-il, c'est le voisinage de Rome, la facilité des communications, la simplicité des bâtiments, le peu d'étendue du domaine, assez grand pour le distraire et trop petit pour l'occuper. A des gens d'étude comme lui il suffit d'avoir assez de terre devant soi pour reposer l'esprit et réjouir les yeux ; il ne leur faut guère qu'un petit chemin de bordure, une allée pour se promener en paresseux, une vigne dont ils connaissent tous les ceps et quelques arbres dont ils sachent le nombre '. » N'est-ce pas encore aujourd'hui un vrai jardin d'homme de lettres ?

Parmi ces amis de la campagne de tout rang et de toute condition, qui se hâtaient de fuir la ville au premier loisir, il y en avait bien quelques-uns, comme Horace, qui se repentaient bientôt de l'avoir quittée. La solitude ies ennuyait plus rapidement encore que le bruit ne les avait fatigués. Ils ne résistaient pas au regret des plaisirs du monde. Pouvait -on longtemps rester éloigné des jeux du cirque ou de l'amphithéâtre? < Il fallait bien,

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