L'UTAH
Les premiers voyageurs qui se sont rendus dans
Taie +
l'extrême-onest, se plaignent tous des allures CE e ‘ < 1,19 : 29
gr io lo k& société plus que melée avec la-
e trouvaient forcément en. contact, Cos
ne‘comprènant que des voitures : do “troisième A S 0 » HE] — 4 clsse, Le trajet de Now-Yepk à San-Frdncisco se
guère que 300 francs. Souvènt nous rencontrions "quelques-uns de ces trains, garés sur 16 passage de notre express, et je. plaignais ces malheureux émigrants, condamnés” à passer deux semaines dans de pareilles conditions. | \ La Compagnie a. organisé, en outre, des trains
particuliers pour les ouvriers et-les terrassiers .
qu'elle emploie. Ce sont de’ véritables petits lo-
gements roulants avec cuisine, salle it Manger et.
dortoir, qui se transportent et Stationnent partout où se trouvent des travaux à exécuter, -
… Grâce à cette combinaison et aussi à l'élévation
‘des Tarifs, la société avec laquelle je me trouvais en raffport était semblable à celle que l’on ren-
contre généralement dans les états plus policés de |
atlantique: Les Chinois et les nègres, ñe-sont reçus qu'en seconde classe. Il y avait bien aux premières certains/gentlemen, - assez correctement vêtus du reste, mais ne dédaignant pas de se moucher dans leurs doigts ; beaucoup d'autres, le corps à demi renversé, lès. jambes appuyées sur le dossier des banquetteget les piéds dépassañt le niveau de la
‘tête, semblafent se complaire dans cette bizarre et .
di T0 fients éXistent plus depuis que l'on a anise dos, trains spéciaux, dits d'émigrants, ct.
Borze-jours et ne coûte
incommode posture, chère à tout Amérifain. P Presque tous mordillaient de petites tablettes de tabac comprimé,et ne cessaient de chiquer qu'à l'heure des repañ: ais, dans les wagons réservés aux
-dames et à lbur famille, la tenue était générale- - ment irréprochable. En voyage, l'Américain . ést | peu causeur:; rarement il s'inquiète d'où vous venez . et où vous allez. Lorsque je demandais un rensei-
gnement, Si mon mauvais anglais n'était, pas com-
pris de suite, on ne faisait aucun effort pour me venir en aide: du reste, ma connaissance imparfaite de la langue m'interdisait toute conversation :
prolongée, et j'avais la plus grande difficulté à
saisir le sens des réponses qui m'étaient faites avec | volubilité, d'un adcent nasillard, êt en margéant
la moitié des mots: Sommetoute, l' étranger qui ne
possède pas la langue à fond, comprend encore. * plus difficilement un Américain qu'un Anglais. : Souvent on°me prenait pour un Allemand: la pre-
mière question que m'’adressait invariablement mon interlocuteur était celle-ci : « Comment trouvez-vous notre pays ? » Je m’empressais toujours de répondre par une série d’adjectifs qui flattaient singulièrement l'amour-propre nn
cun en ce pays possède au plus haut degré.
Si les hommes sont taciturnes, en revanche les.
enfants sont fort bruyants, tout à fait indiscipli-
. nés, pour ne pas dire mal élevés. Çela tient à ce
qu'il sont très peu surveillés et qu'on leur per-
met toutes leurs volontés.
Dans les palace-cars, les enfants s'amusent
toute la journéeà jouer et à courir; ils ne se gé-
al, que cha-
Ogd rou nou end l'ad lac plen sans chaï en d les nr tants avec eaux lighe courc Un.
le grc milier vière mètre Gentil tils to:
:-Conséc morm des fat
JOUR pe
L'UTAH ‘ DO NI nent nullement avec vous, touchent à tout et bouleversent tout. Pendant ce temps, les mamans dorment, lisent ou travaillent: ru ER Parti de San-Francisco, le 26 Septembre, à huit -heures du matin (il était alors à Paris'cinq heurés du soir), j'arrivai$ quarante-huit heures après, à Ogden. Je n'ai qûe peu de choses à dire sur cette route déjà parcourue, d'autant plus qu’au retour nous avons passé de nuit à peu près aux mêmes endroits qu'à l'aller. Je me Contenterai de signaler l'admirable vue’ du désert et de la partie nord du
ritain. Presttes de tabac qu'à l'heure réservés aux it généraleméricain . ést D Vous venez « is un renseiait; pas comfort pour me.
sance impar-
RD lac Salé : l'immense nappe, d’un bleu foncé, resle dificaité plendit sous les rayons du soleil levant et paraît nt faites avec
sans borne, Gomme la mer, du côté du midi. La | chaîne élevée-des monts Promoñtoire sépare le lac en deux bras inégaux. Rien ne saurait dépeindre les merveilleux effets de lumière et les tons éclatants de ce singulier Paysage. Ici c'est le désert,
en marñgéant ranger qui ne rend encore.
‘un Anglais.
ane ES avec ses plages arides de sable jaune; puis les rariablement eaux sombres du lac; enfin, au dernier plan, une mment trou- lige de montagnes roses et violettes aux sommets fie it couronnés de neige. | |
LT RE Une heure avant d'arriver à Ogden, on traverse degré le gros village de Corinne, heureusement situé au
milieu d’une Campagne fertile arrosée par la rivière de l’Ours qui se jette dans le lac à dix kilomètres plus loin. Corinne est le princi pal centre des Gentils dans l’'Utah (les Mormons appellent Gentils tous ceux qui ne partagent pas leur foi) et, par . -Conséquent, un foyer très actif de propagande anti- “iormonne. La ville possède déjà plusieurs églises, des fabriques, des écoles, et promet de $ accroître
revanche les.
it indiscipliela tient à ce :
n leur per-
s s'amusent ils ne se ge-
rapidement lorsque sera terminé le chemin de
| fer qui doit la relier au territoire de Montana. ê : Un embfänchement se détache de la grande ligne du Pacifique à Ogden, dessert la Ville du Lac- Salé, qui n'en est/qu’à 60 kilomètres, et poursuit sa route jusque dans les districts miniers de l'Utah centrat:” |
Enquittäpt Ogden, la voie se dirige vers le rand-Lac, dont/elle côtoie à droite les bords ma-:@ récageux peuplés de fronpes innombrables de: ”
merles babillards et de grands oiseaux au phisr 4 à mage blanc. A gauche, s'étendent jusqu’au pied des” montagnes de riches campagnes bien cultivées, parsemées de fermes et de jolies habitations reliées entre elles par des chemins bien entretenus. ;
Grâce à la chaleur et la fertilité d’un sol soigneusement irrigué, toutes sortes de variétés de. ; courges et de melons croissent librement en plein ; champ, et atteignent des proportions considé- “
-rables. … :
Malheureusement, une nuée de grosses saule- d relles vient de s’abattre sur la contrée ; ellessont par d instants si nombreuses que l'air en est obscurti; d elles envahissent tout et pénètrent par centaines
jusque dans l'intérieur des wagons. AuX appro- : ches de la ville, nous passons devant une source b abondante d'eau bouillante; en même temps j'a- b perçois, au-dessus d’un horizon de jardins et de M vergers, l'étrange coupole du fameux temple des pi
- Mormons. Bientôt après, le train g'arrête : nous pi sommes à Salt-Lake-City. Je prends le car, qui, l
après une longue promenade à travers de larges
DURS
chemin de fontana.
à grande li- Ville du Lac- , et poursuit iers de l'U-
rige vers le es bords ma- € mbrables ‘de: * aux au plis u’au pied des en cultivées, bitations ren entretenus.
d’un sol soile variétés de.
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rosses saute ellessontpar est obscurci ; par centaines AUX appront une source me temps jajardins et de ax temple des ‘arrête : nous ls le. car, qui, vers de larges