SANTIAGO
r | 241 donner üne idée de la situation
ét de l'aspect
général de la capitale du Chili:
Une promenañe en vitie-ne-gâtebonne impression que l’on vient rues sont propres, bien entreik riches magasins, Sur lé place } de monuments publics#t. dés tructions du Grand-Hôtel}s'é Si 0e taine en bronze, ornée de Mas de fleurs et d'arbustes. Deux galeries couvertes, construites - : dans les plus larges proportions, et occupées par | N une série de .belles: boutiques: viennent y aboutir, |: ° Le théâtre municipal di il est: À D convenablement : décoré à l'intérièur, et, ce quiÆ.. "24 vaut mieux encore, spacieux et parfaitement amé- AE nagé. Une troupe italienne y donnait alors des. représentations. Un règlement affiché dans les - Couloirs fixé, pour toute 1a Saison, l'heure du . lever du rideau et la durée des entr'actes; en cas up denon-observation, le directeur est passible d'uünges Fe ameñde. J'ai remarqué aux premières loges bon}. £ coup le jolies femmes et des toilettes fort riches; aux galeries supérieures, où lé Prix est moins élevé, ‘les dames avaient conservé la mante et se
cachaient le visage, . de Manière à vair sans être
aucunement la d'éprouver:-Les as, bordées de | , entourée
Rire
Au milieu de la représentation à. laquelle j'assis- 7
légère secousse dont je ne me re
ndis pàs bien
personnes se levèrent ; "toutes les bouches,
le motide femblor fut dans etil yeut un com mencerr
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. 242 AUTOUR DE L’AMÉRIQUE DU SUD de panique. C'était un temblement de terre, heureusement sans importance la même. heure on l’ L'alarme fut bien v continua après une ir
tants.
SD RE Fe : Jappris plus tard qu'à avait ressenti à Valparaiso,
ite dissipée, et le spectacle
iterruption de quelques jns-
Pour se rendre au Panthé
tiago), il faut traverser torrentielle, d’une largeur moyenne de deux cents mètres, où l'eau ne coule qu'à la suite des orages: le pont de pierre seul a résisté aux dernicres
inondations ;.trois autres ponts ou passerelles en ‘ : bois ont été emportés par le courant. Des saules
on le
(cimetière dé San-
Mapocho, rivière
bleureurs, de grands cyprès, y ombragent de beaux: monuménts funéraires en marbre blanc.
& L'un d'eux a été élevé à la mémoire des deux mille personnes qui trouvèrent une
la Conïpâgnie. ;
8 décembre 1863, dans l'incendie de l’église de
mort affreuse, le
Le marché principal est établi sur la rive gauche
.de la rivière. Il est propr bâtiments principaüx r où sont installés des # là que je vis pour la P
Lo]
e et bien tenu ; autour des ègne une galerie d'échoppes estaurants populaires: c'est remière fois prendre le zuté.
On appelle”ainsi une herbe originaire du Paraguay, qui se prépare à peu près comme ke thé. On, ans un vase de féfme ovoide, auquel est adapté un tube qui petites gorgées, l'infusion chère à tout indigène de l'Amérique du Sud. Une visite au marché de San-
le prend bouillant, d
tiago est intéressante, surtout au point de vue des
types et des costumes.
sert à aspirer,
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SANTIAGO el 243
Les paysans des environs s Y rendent à à cheval, Leurs larges étriers massifs en bois sculpté, les
éperons énormes qui ne les quittent j jamais, attirent € mon attention. A }' étalage Da une de gibier
et de poisson je remarque des perroquets, des
grenouilles grosses comme les deux poings, et des
moules énormes, longues de plus de vingt centimètres,
Je passai un dimanche à Santiago. Ce jour à il yaxgit foule au parc Cousiño. Bien que ce parc soit de création toute récente, les eucalyptus y,
forment déjà.des massifs épais. A l'entrée se déve- :
loppe une immense pelouse; la musique militaire y faisait résonner ses fanfares joyeuses. Le costume di soldat chilien est à peu près le même que celui de notre armée. Ceux que j'ai vus m'ont paru en général de petite taille et tres jeunes ; ils étaient bien vêtus et avaient bonne tournure. Sous les rayons ardents du soleil, de petits groupes, assis sur le gazon, se régalaient de {ortillas, ga-
eau aux œufs et,au piment, et se ‘passaient de
main en main de grands verres pleins de chicha,
sorte de vin doux que leur vendaient de nombreux marchands ambulants. Quelques enfants s'amusent avec des cerfs-volants. Mais le principal centre, d'attraction, ce sont les’ jeux publics. Il y, en à de
“outes sortes, dés, cartes, toupies, bâgues ; l'argent
est le seul enjeu. Les plus entourés sont les jeux
de roulette et de l'aiguille tournante, Les indus-
triels qui tiennent ces différents tripots n’ont pour toute installation a une petite table prie:
quelques= =Uuns 0
le gazon. Bien’ que leur mine soit peu faite, pour inspirer une confiance illimitée, la foule chilienne
est si passionnée pour le jeu, qu’il n’y pas de pas
tron si misérable qui ne trouve des clients. Les enjeux sont relativement élevés ; la monnaie de cuivre estrare, mais les biasires abondent.
* Lé même jour il y avait des courses de Chevaux : je m'y rendis. Le chev l'chilien est infatigable, sobre et docile au-delà ( toute expression ; Mais il est petit de taille, et n’a pas l'élégance du cheval anglais. Tout se passa absolument comme chez nous ; un seul détail est à noter : unegrande partie des spectateurs étaient à Cheval ; vêtus de ponchos multicolores, ils se tenaient rangés le long de la piste, et leurs chevaux, touts n conservant la
‘plus parfaite tranquillité, semblgignt regarder Courir leurs collègues. A la dernière course, il. :
s'agissait de sauter des haïbs ; lé vainqueur se fit remarquer par la facilité avec laquelle il franchisait une distance de huit mètres, et excita l'enthousiasme des connaisseurs.
Je ne veux pas quitter la capitale du Chili sans
dire ün mot de l'Exposition universelle qui ya été orgamisée en 1875. Le gouvernement avait choisi à
ceteffet la Quinta Normal ou jardin botanique;
qui a une superficie de quarante-huit hectares, dont vingt-cinq furent destinés aux bâtiments et aux produits de l'Exposition. L'espace couvert se Composaitd’un palais de construction solide et durable, destiné à, survivre à l'Exposition,-et de di-
VerseS annexes, offrant une surface totale de
32,000 mètres, Toutes ces constructions ont été
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Aujourd’hui, lé palais princi converti en musée et en salles de ‘couts publics ; . son architecture, simple et distinguée, est cœnve-
a SANTIAGO | 245
dirigées par M. Paul Lathoud, architecte fran-
çais, appelé expressément par le gouverneme ept du Chili qui n’a eu qu'à se iguer de cet excellent choix. Cette exposition a parfaitement réussi.
fa existe seul ; il est
nablement appropriée à sa destination ; de nombreuses fenêtres prodiguent l'air et la lumière aux galeries: Un arc de tridfnÿhe de dix mètres de large sur vingt de hauteur orne l’ entrée principale et forme loggia au premier étage.
En résumé, Santiago passe avæé raison pour la plus belle des villes de la côte ouest de l'Amérique du Sud. De plus, elle jouit d'op climat sain «et tempéré; la température moyenne annuelle est
de 13° céntigrades; il y pleut très fhrement ; la
neige et la grêle y sont des événements tout à fait extraordinaires. L'air est presque toujours d'une pureté extrême ; chaque soir on peut jouir, de l’Alameda même, ‘d’une vue, incomparakfjement, «
belle, sur, l'immense chaîne de 2 Cordillère aux
sommets étincelants. : .
‘Les habitants du Chili ont ce de sang cûropéen que ceux des autres États de la cote du Pacifique : de là léur viennent une plusg grande : actdvité, des habitudes d'ordre et d’ économie’qui.ont engendré la stabilité du gouvernement, et ont fait
eur pays qne nation industrieuse et commer-
ante. La prospérité générale s’accroit de jour en “jour, et depuis longtemps forme un heureux contraste avec la A AUOR des autres États publi
* aurour : DE L "AMÉRIQUE DU sun :
cains de l'Amérique du Sud, tro à de misérables dissensions int sent à tout progrès sérieux, et fatal is l épuisement ‘et la ruine
p souvent en proie.
estines qui, S'Oppon'ont pour résulat
voy un mè!
son vent en proie … S qui,s’oppo- .
pour résultat
“ LR M à \ AS ; * BOLIVIE ET P SROU. :
a ! CE ANTOFOGASTA,: 2 ‘ARICA! — MOLLENDO.
havigation du Pacinopoledes commu-ur'sur la côte occiden- | “
Fa Compagnie anglaise dé fique jouit en cemoment du ni nications régulières à vape . tale‘de l'Amérique-du Sud fi ux fois par mois, un de ses grands navires quitte |Liverpool, ér destination du Callao, parle détroitfde Magellan et Valparaiso. Ces batéaux séjdurnegfäne semaine‘. ‘dans ce dernier port, et: ne font ensèite que deu : ou rois escales avant;d'arriver au termade leur” :. voyage. Entre Valparaiso et 1 ? Callao, la côte offre. , un développement de 1,538 illes.ou*2,850 kilo inètres, Dix-huit ports intermédiaires, échelonnés sûT Ce parcours, sont desservis par de plus petits :
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