‹ Promenades dans les deux Amérique 1876-1877 [microforme]Chapitre 83 sur 109 · décimètre jusqu'à deux métres et plus. R car · texte numérisé non relu

décimètre jusqu'à deux métres et plus. R car

au Le chemin de fer qui condait aux.salinés est la - def À - propriété d'une compagnie chileno-anglaist; au: etl

‘capital de quatre Millions de DPesos, soit vingt mil- É . . lions üe francs, à laquelle appartient la fabrique ‘: ‘dont nous venons‘de parler. Comme il n'y#à

à godets le :

st traité par e de bassins

né dans une

rer au com.

0, pays, ces."

el. ouvert.

leil facilite qui s'élève de 46.kilo- ‘’:

> représèn- 4

Btmmes: de :

Ie siX lents

parie, ntagne, à

de la mer.

ce du sol,

ines est la laisb; au: vingt mil-

fabrique ‘

ré de p

d'eau douce dans le pays; tne machine à distiller…

l'eau de mer en fournit 600 hectolites par jour, pour la consommation dé l'usine et du chemin: de

fer. D'autres établissements produisent l'eau né-=cessaire à la. ville; les habitants la paient 75 cen-!

mes les trente-deux litres. | Re A” Deux autres fabriques; chacune au Capital de

et aurifère, d’après le système Paraff ; l'autre, le minerai d'argent par le système Kruncke. Je dois ces‘divers renseignements à l'obligeance de M. Pré. tot, ingénieur chilien d'origine francaise, et direc-

- teur du cheminde fer.

La ville d'Antofogasta n'existe que depuis une dizaine d'années; elle compte 6,000 habitants, Chiliens pour la plupart. L'exploitation des mines

. a pÜ seule donner naissance à -une agglomération

d'etres humains, sur un terrain;aussi ingrat. La

chaleur solaire, absorbée par le sable, élève consi- ‘ dérallement: Jâ:température nt RE la journée ;

lesnuts, . 4 Contrdire;-sont assez fraîches.

Les mâisons sépäihées par de larges rues, où l'on enfonce dans le sable mouvant, n'ont jamais qu’un rez-de-chaussée ; elles sont éonstruites en planches ou en tâle, et couvèrtes seulement de toile ou de carton, Autour de Ja ville se troûvent des monceaux defdébris de fglie sorte où dominent les chiffons

“et les viéux pars, que lasécheresse continuelle ourrilure ; il y aurait là de quoi

deux millions de piastres, existent encore à Antofo= gasta. L'une traite le minérai.de cuivre argentifère

| ANTOFOGASTA UE ES à

Taie la fortune de plusieurs chiffonnieÿs: Quelques : GET çà et là; Curieux de voir quelle … >, DS ï , : y ;

RTS SE PET

ge "% à sl.

AUTOUR DE LA aSrétique DU Su. ;

pouvait être leux pâture, je m'approche etj je. Les, * - Vois grignotant, de cuir, Partout le ae üge et c mé: calêiné. Da

nf

font

* Pe ax & | environs un Indien aOuvert-une tranchée ; ily tra- | du € Hi. vaille Æeul et recueille le sel gemme à:yne pro- pass:

F4 fondéur de moins d'un mètre. Il m'en offre de éval #7 jolis échianti ons sans rien vouloir accepter en, céan échange. ja | a V * A l’époque fe mon. ssage à Antofogasta, toute À là ville était en émoi. n fameux bandit sürnom-

"mé, le Chichero, ayänt déjà à son compte wie»: ve Vraie de meurt S, avait assassiné eille un “ägent de police, en Avait blessé un autré Qui vou- : , ait. l'arrêtèr, et était parvenu à s'enfuir. Sa tôle Mit ise à prix à/cinq cents pesos. On le suppô= : sallcaché: aux alentours Une véritable battue sr

. été: +orgänisées, contre. le meurtrier; “mas, a

: «A ét le

es . Moment de mont “paré on gives encore réussi sur -

à s'en ne gt FA rare

nn e. rälenado lé long des as à déser

T4 fleur” ‘eau ‘qui forment le rivage de la mer, me ajissi permit de rec eilir quelques LEE de 5 tefle

nides®t stéi les, détinës au* Mc du ge mon JE pout-

NE TS ci ES Post À nd à “le à bord - -où Me érouvai D moye me duélques-uns di € x. gers.du- Potosi. fort occupés deme Ji 7e s à pêcher à la TR @ beaux maquerbaux qui se que $

7 4 ‘| jouaicht# par * ipéS nombrêuses autour du pende

+ A navire; mais la limpidité extraordinaire de l'eau tière- “a 4 rendait le “poisson” défiant ; ‘aussi n'en pritson Le

. … SWün pétit nombre. A' six heures - nous quit- est to

.. tons Antofogasla, non sans avoir été témoins

ee

che et jo les … artout is 5 né. DanS.les :

iée ; il y traà‘yne pro- ‘en. offre de

acceptér en,

gasta, toute it Sürnom-

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ions de l'équateur.

‘ét le Chi

A ASE ‘ LA BOLIVIE 253

d'u magaifique coucher de soleil dont les rayons .

font Yesplendir les sables rouges du désert. , | PenWant la nuit, nous franchissons le tropique

\ du Gapritorne. La température cependant ne dé- -passà pas 20° à. huit héures du matin ; à latitude

égale, elle est bien moins ‘se ici que dans l'o-' céan Atlantique. Ce refroidissément notable est dû

: qi age des Andes, et aussi à l’existence d’un.

coërantid’eau froide qui, venant du pôle austral,

remonté le long de la côte occidentale de l'Amé-

rique, ét fait sentir son influence jusqu'aux envi-

ous: sommes"“encore en vue de la côte boli-

" mpe “mais bientôt celle du Pérou lui succède. En

& Bolivie, enclavée au centre du continent, * Pérou, le Brésil, la Confédération Argentine Wa qu'une étroite issue au sud-ouest, "Pacifique; et encore est-elle barrée

” par cinq cents Kilomètres de sables mouvants, de

déserts.et de montagnés presque infranchissables : anssi la mdjeure partie de son commerce passe

t-eHe :par le territoire péruvien. La Bolivie est peut-être le pays le plus riche en métaux précieux

du monde entier; mais, faute de machines et de

| moyens de transport, la plupart de ses richesses

demeurent«inexploitées. C'est sur son territoire que Se trouve la célèbre montagne du Potosi qui,

3 témoins

a j ! Ë | 254€ AUTOUR DE L'AMÉRIQUE DU SUD

On débarque près de la gare du chemin de ter de’

Tacna, qui,-ainsi que toute la ville basse, conserve les traces de la catastrophe du 9 mai dérnier. Ce

jour-là, à huit heures et demié du soir, à la suite

LA ‘une violente secousse de tremblement de: “terre,

‘la mer:-sortit de son lit et, s ’élevant à uné: hauteur |

de quinze mètres aü-dessus de son niveau habituel, fitirruption dhns l'intérieur des terres. Au bout: de

quelques minutes, elle commença à se retirer et :

reprit lentement son nive pe Tout fut bouleversé

‘ Sur son passage : la gare du chemin de fer détruite, .

les machines entrainées. au loin, la moitié de la

ville anéantie. Cependant,,# les pertes matérielles :

fureñt considérables, on n'eut à déplorer que la mort d’un petit nombre de personnes. En effet, la mer monta lentement et les habitants eurent le

temps de gagner les hauteurs. IL n'en fut pas de .

même lors du tremblement. de terre du 13 août 1868; d'énormes vagues envahirent subitement la

ville etnoyèrent une grande partie de ses habitants. ‘

Soulevés par les flots, trois bâtiments furent lancés à terre et laissés à sec à un mille du rivage, sans éprouver d'avaries notables. La corvette américaine à aubes, Walerie, était du nombre. Remise à flot de nouveau, le 9 mäâi 1877, elle alla s'échoucr

éncore une fois, à une lieue plus loin, près de [a

voie ferrée qui conduit à Tacna.

La partie haute de la ville à peu souffert. L'église

et le marché sont deux jolies constructions en fer

et en bois. Au marché je rencontre, pour la pre- mière fois, ces types d'Indiennes, si exactement | représentés, par les’ San du Four du send

SUD

min de fer de

ässe, COnserve ai dérnier. Ce

soir, à la suite

ent de:terre,

| une hauteur

veau habituel, es. Au bout:de

$e retirer et

ut bouleversé

e fer détruite, .

, moitié de la

es matérielles .

olorer que la s. En effet, la nts eurent le

n fut pas de .

> du 13 août

ubitement la

ses habitants.

furent lancés rivage, sans vette amériabre. Remise la s'échoucr

n, près de la.

fert. L'éolise

ctions en fer .

pour la pre-:

‘exactement

par les hommes.

Le type indien pur, court et trapu, domine i ici.

. Hommes et fermes ont la tête grosse etronde avec

de longs cheveux épais, raides et toujours noirs, les yeux petits et bridés, et le teint rouge brique. Les femmes pôrtent souvent une sorte de veste ou de paletot, recouvrant l'inévitable robe à traine de couleur claire, mais presque toujours fort sale : s.

sans cette dernière, un uen péine à les distinguerdes hommes.

En dehors de la grande rue et dù quartier voisin

de la mer, où se trouvent ‘les bâtiments ‘de la douane et du chemin de fer, Arica n'est qu'un àssemblage de misérables cabanes, dont la construction ne doit être ni longue ni coûteuse, si j ‘en

juge par celle que j'ai vu exécuter devant moi.

On trace d'abord le pourtour de lafinaison au moyen d'une rangée de galets p

bous formant treillage, est placé par-dessus ; les vides sont remplis avec de la boue qui se dessèche promptement au soleil. ‘Une: couche de roseaux

. recouverts de terre forme le‘ où; deux gros pavés

it

pour le foyer, et tout est.

Le cimetière d’Arica e

dau .brement affreux. À chaque pas, [sable houloisrss

laisse entrevoir des ossements humains à travers

les planchés disjointes des cercueils ; des croix brisées, des débris de pes jonchent | le s0k fe lieu

. Ame ù 255

Le Le (voyage de Paul Marcoy). Elles sont loutes coiffées d'un chapeau de paille, le même que celui porté

sés à plat sur le Sable; une légère carcasse de is garnie de bam- :

r du Mônde'

n ee 3 sie d es

de grands viseaux noirs tenant à la fois du vauloùr et du corbeau, et que l’on nomme iCi.gallinazos. Sur le sable blanc courent une infinité de.gros lé=

« Zards gris. “ Avant de quitter Arica, j'allai rendre visite à là

corvette américaine, dont la masse noire, échouée

-en plein désert, s’apérçoit de fogt loin. Je. suivis d’abord H voie ferrée jusqu'à ee que j'eusse atteint

la carcasse, disloquée d'un steamer péruvien de douze cents tonneaux, à,demi enfouie dans le sable. Une heure de marche péniblo; à travbrs les sables mouvants, me conduisit au pied-d #an of

war américain, doft la solide coque de fèr appuyée :

sur ses deux’ roues, repose d’aplomb sur le Sol, :

attendant pent-être qu'une nouvelle invasion deà | peut-être qu INVASION dé

mer vienne'lx remettre À flot. Je revins À Arica en. Suivant le rivage où je recueillis ‘quelques :

parages, l'Echinocidaris nigra. Er Cette partie dé la côte. du- Pérou. est ekcessivement poissoineuse. Rentré ù botd'dans la soirée, j'observe line immense quantité de-poissons. qui, réunis par) bandes, se dirigent tous‘du hord au su, en suiva uné route parallèle à 12 côte:De La taiile:

éthantillons d'un oursin assez Commun dans cès :

de gT0$ÿes sardines, ils nagent à fleÿr d'eau, serrês . + Jlesami contre les autres et h'avançant que lénté-.

ent. Jusqu'à fa nuit, leurs troupes lapbtantes so succèdent presque sans interruption, à droite et à

gauche du navire, toujours accompagnées par à Le ®.rombreux Biseaux de mer et de gros phoques

qui trouvént fà une proie facile e

ingpuisable. .

Ea soirée est'ivrt belle, et l'un. disf

disMigüe: nette

LA

se | MOLLENDO 7

is du vauloür

grue Le montagnes de sable de la côte. en face de Mollendo, à cinq cents mètres'du rivage. On Me dit que le débarquement y est en tout temps très difiçile; d'autre part, nous avons.peu de car

. gaison, . et le Pofosi ne restera ‘en radé.que “le”

- temps strictement nécessaire pour la décharger.

; *Je me décide donc, bien à regret, à rester à bord.

: et je’ me contente de suivre, à l'aide de ma lor-

gnette, les péripéties du débarquement.

re visite à la ire, échouée iñ. Je. suivis 'eusse atteint -péruvien de > dans le saà travèrs les k dl an of appuyée :

b sur le sol, AVasion dela :

Vins À Arica lis ” quelques :

ün dans ces :.

je vois les vagues se briser ayec fureur sur les ré-

qu nou les brisants, et disparaissent sous | LE flots d'écume. Ce dangereux passäÿe une fois franchi grâce à l’häbileté des. bäteliers, il faut en- Je hisser les voyageurs au moyen d'une corde, g dés rochers au-dessus desquels se us le .débarcadère.

De-la distance où je suis, Mollendo e semble. moins triste qu’Arica. Quelques jardiff plantés de palmiers etdebananiers, indiquentla présence d'un cours d'eau, trésor inestimable sur cette. côte. De: . PPS ngisons de bois à un étage ne me paraissent pàs r souffert du derniep tremblement deterré. .

t eXcessivens [a soirée, OiSSONS. qui, hord au su, De la taillé d'eau, serrës t.que lente-

apbtantes 0 Dépdis: u teitips immémorial il n'était pas tombé. à droite et à #ne goutte d'eau dans le pays; mais, à 1a/suite de ot ie ‘laséatastrophe-du.9 mai, il est survenu une averse 0S phoques

hisable. .

aie qui à eu pour résultat de. faire. pousser guo'iètte LA

nt les sommets Hyous des Andes, pa delà les ®

ue

Le lendernain, de bonne heure, nous mouillons *

Bren que la mer soit très calme autour“de nous, ;

‘ cifs de la côte, tandis que lès barques bondissent *

d'herbe days le désert, de: sorte"que, par :

la couleur” grise’ du wable est zébrée de |

4 + Cu { :

bandès vert tendre. La sécheresse et Je soleil auront bientôt raison ‘de cette tentative inusitée de. |

de végétation. ne Nous sommes mouillés dans la rade de MoHendo,

à ‘peu de distance du fameux Huascar, petit bati- .

ment de guerre Péruvien qui, tout récemment, a

soutenu à-Ilo un combat acharné contre les deux ..

drégates anglaises le Shan et l'Améthyste.'Il avait

à bord lé prétendant Pierola. Criblé de boulets dans

.cette. lutte inégale, Ie Huascar semblait n'avoir d'autre alternative que: de couler ou de se rendre à merci ; il parvint cependant, par une manœuvre

hardie favorisée par l'obscurité de la nuit, à sé dé- :

- rober à ses puissants adversaires-et à se réfugier à Iquique et dedà à Cobija, port neutre de’ la Bolivie. Cette affaire avait fait grand bruit ; les jour- :Haux hiSpano-américains s’err étaient emparés avec. empressement, et ne cessaient d'exalter sur lous les tons, en vers comme en prose, la gloire que venait d'acquérir la marine. péruvienne, en osant

À se mesurer avec celle de la formidable Angleterre.

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