‹ Promenades dans les deux Amérique 1876-1877 [microforme]Chapitre 90 sur 109 · LE CALLAO : GA · texte numérisé non relu

LE CALLAO : GA

eÿliG valait douze soles ou soixante francs. en

papier ; le napoléon d'or, neuf soles et demi ; ; ce qui donnait au billet d’un so! une valeur réelle d'environ fr. 10 centimes. Or, le sol du Pérou équi-

vaut à notre pièce de cinq francs et.se syubdivise en. dix réaux qui valent chacun dix centavos.Æe réäl :

qui, en temps ordinaire, vaut cinquante centimes, ne m'en coûtait donc, par le fait, que vinet-et-un.

La monnaie de cuivre est introuvable. On‘la remplage en déchirant en deux morceaux le billet d’un SL: chaque portion représente alors cinq centavos ou un #edio. Dans aucun pays je n'ai vu de chiffons plus crasseux; détériorés par un ‘usage constant, ils asmisnent bientôt RUSORRIONE méconnaissables. :

Il y à quelques années, :le papier, circulait au pair; mais il s’est progressivement déprécié depuis la crise commerciale et les grandes entreprises de chemins de fer, qui ont nécessité de nombreuses émissions de billets, Comme le papier à COur$ forcé, l'argent s'est retiré de la circulation et ne figure plus que comme marchandise dans les boutiques desehangeurs. De 1à, un état de géné encore augmenté par lés fluctuations du change et qui entrave tout commerce avec l'étranger. Car, tel négociant qui dispose d'un capital de cent mille solesen papier, le voitréduit, dans ce cas, à moins de quarante mille.

On franchit en une demi-heure la distance de

.onZe kilomètres qui sépare le Callao de Lima. La

voie ferrée, qui n’est protégée par aucune clôture,

. court le long des maisons basses des faubourgs,

s'arrête à plusieurs Stations, franchit une plaine Sablonnieuse d'assez triste apparence, pénètre ile nouveau à travers de chétives constructions, et

, Vient aboutir à la partie ®ccidentale dé Lima, à peu de distance du cœur de la cité.

son, tenue par un françaïs, mais dans. laqu ne trouvai que le logement; car, à Lima, il existe de nombreux restaurants, et la plupart des hôtels ne servent aucun repas. Moyennant le prix de douze réaux par jour, tout service compris, j'occupais un petit appartement de deux pièces, assez Convenablement meublé, Ce prix de douze réaux était censé correspondre: à. six francs, mais, en.. réalité, ne représentait pour moi qu'une somimie de deux francs çirquante centimes, grâce au change exorbitant dont j'ai parlé plus haut. +.

La capitale du Pérou est située par 12 ® latitude sud et 79° 27 longitude ouest; elle s’étend'‘au pied . de la Cordillère, sur uh vaste plafeau, élevé de cent mètres au-dessus du niveau dela mer. Son climat est l’un des micifleurs du monde, En été, pendant les mois, d'hiver, règne souvent des brouil bluie, les tempêtes, le oh rre et la grêle y sont inconnüs en toute saison Pendant tout le tèmps de : mon séjour (nous étions alors la fin de l'hivér), Hd thermomètre se. maintint, jour et nuit, h 22° +. 24.#bfs rués de Kima, comme celles de la plupart ‘dés villés-äu Nouyeau-Monde se coupent à angle | "six droft, et ‘forment”une multitude de carrès régu-

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de mai, h-novembre, il y / rds humides; mais la:

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LIMA 265 | liers portant le nom de Cuadyas. Les maisons sont gnéralement à un‘seul étage, peintes de couleurs vives, avec terrasses surmontées parfois'de belvédères élancés. Leur façade est-souvent ornée de’ balcons couverts et fermés, semblables à de gränds bahuts richements sculptés qui seraient appliqués — le long des murailles: Les maisons particulires ont toutes leur Palio; gour intérieure bordée de galeries et ornée. de plantes grimpantes, d'arbustes et.de fleurs.-Le pavage des rues à été ré- | cemment amélioré # on a, par la même occasiôn,

; recouyért les ruisseaux qui circulaient à travers

la ville. Au moment de mon passage, on s’occupait. de la, construction DV à ue lignes de tram- SN | Le Rimac, large rivière; torréntielle, sé are la

ville en deux parties inégales, réunies .ent Holles

par trois ponts, d’où l'on jouit d’une fort belld vue

sur la chaîne des Andes." Le long de là rivegauche . tirculent les trains du chemin de fer de la Oroyas cest aussi de ce côté que s'étend la ville propre- Le ent dite: Une jolie promenade plantée de Yieux . » * arbres, dite l'AZameda de Acho, longe la riveoppo- En sée et conduit au cirque, où se livrent les combats

de taureaux. Près de HR, adossés aux premiers es contfeforts de la Cordilière,: se trouvent les & AUX, ! jardins du couvent des Descalzos. Un peu plus din, er si l'on gravit le Cerro San-Cristobal, pic dénudé,” ‘surmonté d’un calvaire, on jouit du panorama , Complet de la ville. Vue ainsi, Lima présente un. ‘:, aspect singulier; de tous côtés ce #6 “its plats, formés d'une simple cou

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” AUTOUR ŸE L'AMÉRIQUE, pu SUD

+ ‘ gues files noires, au sommet des. muräilles ; on se

par quelque subite‘ câtastrophe. NE J’endroit le plus fréquenté de Lima est la Plaza Ê Mayor, affectant la forme d’un vaste quadrilatère.

* palais de la’ Municipalité et celui du Gouverne- -."" ment. En face de cè dernier, se trouve une belle rangée de maisons particulières aux balcons sculptés et peints de couleurs éclatantes. Au centre de la place, s'élève une fontaine, entouréé d’un jardin. es galeries latérales abritent de nombreux cafés sou l’on peut consommer, à toute heure et/à tres bon marché, de délicieuses boissons glacé S. On y - voit aussi des kiosques pour la vente des journaux, semblables à ceux de nos “boulevards, des marChands de cigarés, des chañges de monnaie, des bazars où se débitent les produits de l’ industrie

‘rue principale traverse la place, et”vient aboutir au pont du Rimac, par un arc de triomphe surmonté de deux cloch tons. C’est là que se trouvent les plus riches magadins, presque tous OCCUpés par des Européens. Il n’est pas rare d'entendre parler

français dans les-quärtiers commércants de Lima:

uñe partie leurs por

table du coimerce de détail est entre

; urisâtre, d'où émergent les, clochers. multicolores . des églises ‘et des“ couxents ; des gallinazos,. au plumage sinistre, se tiennent immobiles, en Ion-

croirait À présence d’unñe:ville en ruine, détruite .

Trois de ses côtéssont pccupés par la’cathédrale, le

parisienne, des marchandes : de fleuts,:ete. Il Ÿ. r'égne en toui, temps une circulation très active. La:

- beaucoup Ra compatriotes y sont établis, et k

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formant les plus graciéuses arabesques : il porte la

divisés en une infinilé dec Bpartiments encadrés 7° FN, de riches môulures., On'adrr ie” ‘surtoutriés fines + #1 boisekies d'une coupole perëte ‘à jour, qui : sert FE ‘a

çois, un beau ffrdin, où se développe librement la flore exubérante des tropiques, occupe-la-partie

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