ET RS
6 septembre:
Pas de sommeil, cette nuitf douleurs très vives, particuliè-
remént au bras gauche. Pas de diarrhée.
Temp. m.37°5; s. 38°5. | HEGERTE LE |
1 septembre: |
Pas de sommeil, soif vive. Douleurs un peu moins intenses. Pas de selle depuis le jour de l'accident. Des phlyctènes très nombreuses se sont formées pendant la dernière nuit sur le bras gauche et une certaine partie du tronc. |
Temp. m. 37°6; s. 38°4. Ne
8 septembre:
Les parties brûlées du dos, du cou et de l’aisselle sont le siège de vives douleurs. Épistaxis lévère.
Le pansement au liniment oléo-calcaire et coton appliqué lors de l’arrivée du blessé à l’ambulance est remplacé par un pansement au glycérolé de bismuth. se
10 septembre:
Toute la surface du tronc, qui ne présentait que de l’érythème les premiers jours, est couverte, depuis hier soir, de phlyctènes contenant un liquide jaunâtre et purulent.
Pas de selle depuis avant-hier. État typhoïde assez mar-
qué.
Soir. Le malade demeure plongé pendant trois quarts d'heure dans un grand bain à 40°. Les pièces de pansement adhérentes aux parties excoriées se détachent ; le malade accuse du bien être. État passager de syncope au moment où on le recouche.
Pansement, avec compresses phéniquées et gutta-percha laminée.
11 septembre :
La tête, le tronc et le cou ont été, cette nuit, le siège de vives douleurs; peu de sommeil, pas de selle.
Soi Mieux relatif. ue Fe de trois quarts d heure. Fe M. 387: 4 FIRE a te. Re LIRE 00 12 nbre Le RUE MR E FO . RE AE us jet re cn Fa D
Epistaxis abondante; douleurs très vives au Del gauche, : Re de à SE où le malade accuse une sensation pénible de froid. A SA ee é
: Pas de douleur abdominale, selles sDURNRE à la suite es Se + un lavement émollient. À Ra De PL TL Es re AUD er oh che ae De a tes ë 1% septembre : Pi de NN ARE a SRE RD Ms # Ne
‘+ Nuit assez bonne, sommeil. Sn tee eue “Un. peu de toux, nee crachats sanguinolents noirâtres. HN Rte M ST8; 8. 38.8. | ;
RS 44 nr RSA MTS EU ON ei de MS DO di acret ce Rte septembre: | ne Pre Le “a Les crachats sanguinolents ont’ diminué. ta surface du DE Se tronc, presque. complètement desséchée, est saupondrée de Fe sous-nitrate de bismuth. Le bras gauche, qui présente des eschares du troisième degré, est “ SIODpe de compresses phéniquées. a | TS À partir du 19 septembre, plas de fièvre, suppuration SAN CE insiguifiante au bras gauche, le tronc paraît guéri. A ce RE. E moment survient un abcès de la fesse gauche qui retient pendant quelque temps encore le malade à l'hôpital. A sa sortie, la feuille de clinique porte qu'il n’existe ni raideur de l'articulation du coude, ni rétraction des tissus.
Cette observation est intéressante à un double point de vue.
On voit l’inflammation augmenter pendant les cinq où six “jours qui suivent l’accident, si bien que le trone, qui lors de
- l'entrée du malade était simplement le siège d’un léger érythème, présente, le sixième jour, des phlyctènes avecliquide purulent. Cela ne vient-il pas à l’appui de ce préjugé popu-
PRESS T| laire, qui veut que les brûlures augmentent pendant neuf jours ? RP ENS En second lieu, l’observation permet de constater les heureux effets du bain prolongé et du pansement phéniqué. Dans le bain, les pièces de pansement se détachent d’elles-
mêmes ; on épargne ainsi au malade une somme de douleurs
souvent intolérables. L’immersion donne, il est vrai, un aspect blafard aux plaies; mais cette apparence est de courte durée et, une fois la détersion faite, les bourgeons charnus prennent une, très belle apparence et deviennent: vermeils peu de temps après la sortie du bain. À ce moment, le malade éprouve une sensation de bien être.
Enfin, grâce au pansement phéniqué, on voit la chute de la fièvre se produire en lysis, la plaie qui exhalait de l’odeur prendre meilleur aspect; on a pu, en outre, éviter les complications si fréquentes lors de l’élimination des eschares et qui, dans le cas présent, pouvaient paraître d'autant plus imminentes que l’état typhoïde avait déjà apparu, la constipation était permarnente’et la température, assez élevée, ne subissait que des rémissions légères le soir.
TR mure