INTRODUCTION
Les brûlures étaient assez fréquentes à bord des navires à voiles; mais, depuis Pintroduction de la vapeur, elles sont devenues nombreuses et arrivent parfois à la dernière gravité. Aux brûlures propres à certaines professions, telles que celles de coq, de boulanger, de forgeron et. de calfat est venu, en effet, s'ajouter l’un des plus graves accidents de la navigation : l'explosion des chaudières. Ne connaît-on pas.les funestes conséquences de l'explosion des chaudières du Comte-d’Eu, du Roland et, à une époque plus récente, de la Revanche. Nous-même avons été témoin d’un accident analogue, mais avec de bien moindres proportions, survenu en août 1885, à bord du Kéraudren, aviso qui fait le trans port du personnel médical et des malades entre Toulon et Phôpital Saint-Mandrier.
L’extrême fréquence des brûlures dans la pratique du médecin de la marine, soit à bord des bâtiments, soit dans uos arsénaux maritimes, nous a suggéré l’idée d’éntrer dans quelques considérations relativement: 1° à un classement méthodique des principales indications que comporte Île traitemént dés brûlures, ét 2° aux bénéfices que ce traitement doit retirér de la vulgarisation des méthodes Antiséptiques. Tel a été le but de cette dissertation inau-
vai] gurale. Nous ne nous ocedperons ici ni de a Hire
employée. comme agent thérapeutique, ni des lésions oc= casionnées par certains agents chimiques désignés sous le nom de caustiques, bien qu’elles aient les plus grands rap- À ports avec les brûlures. Nous ne parlerons pas davantage de ; 4 SE cette lésion produite par le calorique et connue souslenom 2e de combustion humaine spontanée, laquelle paraît devoir être reléguée dans le domaine du merveilleux.
Mais tout d’abord, nous devons témoigner toute notre gratitude à M. le médecin en chef Merlin qui nous a inspiré l'idée de ce modeste travail et a su nous en rendre facile l'exécution. RS
Que M. le médecin de 1° classe Grisolle veuille bien accepter aussi nos remerciements pour les renseignements
qu’il nous a fournis. AK
Noustenons enfin à remercier notre Directeur M. Béranger- Féraud des excellents conseils qu’il n’a cessé de nous donner . et M. le professeur Grynfeltt de l'honneur qu’il nous a fait | È ‘en acceptant la présidence de notre thèse inaugurale.