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CHAPITRE I. — BXPKniCNCCS FOMDAUBNTALBS

L(s cxiMTioncos qiio Ton pï^iil fairo en induction sont moins roni- I»lèl<s(jne ci4lt»s qui rtal)li3SiMil los lois dat'tion in<»coniqn(* de deux cinuils parce qu'on ne peut ]»as isoler l'action sur un élément m* 'ircuil, romnn' Am|M>re a réussi h le faire pour la fone mécanique.

l{app<'lons qu'ontn» di'ux circuits imrnllèlcs voisins, IVlablisst»nif'iit (lu courant dans l'un d'eux induit un courant dtî sens contraire ilan-» l'autre.

174. Expériences de Felici ( i Hr>2, A7in. de PInjsiquc et Chimie, l XXXIV). — Felici em[»loir une bonne méthode de zéro. 11 prend imcyliudrr dr bois de diamètre uniforme, sur lequel sont enroulés trois circuits distincts. Dans deux d(» ces ciniiils i)asse \v courant inducteur ; le troi- «i'iiie. i^lacé entre les di»ux autres à u» centinirtres de chacun (Frux, aboutit à nu f^al- Vîinonièlrc d'impulsion très sensible. Lrdiamf-lrc fin cylindre est de xh centimètres. Ou ^^ 24. ^

n;'|.' la distance des deux circuits i et 3

et ]♦; sens du courant inducteur, de façon que leurs effets sur le cir- «uit i Si* c^»mpens<ïnt : ou note les |»osilious des circuits.

I. — L'expérience étant faite d'abord avec une seule spir»', on /orme ensuite l'un des circuits inducteurs d'un faisceau de n fils fins mini? à leurs deu.v extmnités, mais bien isoles sur touti* leur lon- ::uHir et ««nronlés «le façon à former une cordelette: l'inlrnsité totale ' 'lans c«' circuit est la même que dans l'autre circuit qui n'a i>as cli.'in;;é. Dans ces comlitions, la compensation subsistr : dtmc n spirrs m Fintensité {)asse de o à - ont h* même effet (ju'une spire ou Tinlï-nsité iKisse de o à i.

Felici en conrlut cpie Ve/fet iVune spiiv est 2*i'f*l'Oi'iionnfH à lint'^miié du courafit qui la Irurevse \ cela sup]K)se (|ue l'effet d'une *|»ir».» est indépendant de la présence des spires voisines.

11. — La force électromoi rire induite est indépendante des mé~ ^•'/ ' dont sont formée les rircuita tant induit qu'inducteur : ménu' nnUho<le de zéro en clian^^eant la nature du fil du circuit i. La

PROPAGATION DB l'ÉLBCTRIGItA

coTnpensatioii snb^jîsle encore quaml ou intervertît le rôle des circuils induit et inducteur

m. — Ijfi force électromotrice induite est indépendante de la section du fil : la componsatiou subsisti», en effet, quelle que soit la grosseur du circuit :5, pourvu qu'il ail le même nombi-e de spii'es.

175. IV. — Felici prenait ensuite deux cylindres A et B j^rtant chacun deux circuits A, A,, U^ B^. A, et B, sont assinlés et forment

le circuit inducteur ; A^ et B^ forment de même le circuit induit. On règle la distance des circuits de façon que, chacun ne comportant qu*une spire, il y ait compensalion complète ; puis on met wi spin»s en Aj et n en A^ ; m en Bj et n en B, et on cherche qnelle condition il faut réaliser \youT que la compensation subsiste : un

trouve qu'elle est

mn =^ m'n.

Jktnc toutes (es spires exercent bien Vune sur Vautre le même effet,

V. Primipe des vourants sinueux. — On remplace une quelconque des spiix's A| A^ par une spire sinueuse, mais gardant la même i^osilion moyenne, 1 équilibre subsiste.

Vï. Loi d\ictton en fonction de la distance. — Supposons l'un des cylindres non plus égal à l'autre, mais /.* fois plus gros. FeUci dispose les «''nvulls de telle façon que les rapports des diamètres aux distances des «ieux spin*s sur chaijue cylindre aient la même valeur. L»»s deux syslènie< sont semblables l't le rapport de similitude est k. Si le nombrt' de spires est le même dans les tleux cylimlres, la coml>ensatiitn n'a plus lieu : il faut, pour Tobtenir. prendre A* fois plus grand le proiluit mn d ;s nombres de spires du petit cylindre

mn = /./« n'.

CHAPITRB I. — EXPéRIEMCKS FONDAMENTALES 16")

Ainsi la farce électromotrice induite dans des systèmes seinhlahles est proportionnelle à leur dimension linéaire.

176. — Félici a encore fait «rautres oxpérienc4»s pour comparer l't^ffet do la variation de Tintensité du courunt inducteur à celui du di'placement. Il a démontré le principe admis par Faraday (|U(» Tolfet e<X le mAme quand Tintensitt^ varie de o à i^ ou quand on transporte le circuit à intensité consUmte i d(^ sa position actuelle à une position dans laquelle la variation d'intensité ne produit plus d'effet. Il se servait de trois roues de bois montées sur le même axe et portant une rainure suivant un diamètre. Un fil est enroulé sur chaque roue comme l'indique la fijoire. Quand les rainures sont parallèles, il y a induction par variation d'intensité quand elles sont per- p j^ ^ ^ pendiculaires, par raison de symétrie, il n'y en a pas.

Deux de ces roues fixes constituent le circuit inducteur ; la troi- Mème formant le circuit induit est mobile ; fermons le courant inilucteur quand la rainure de cette rou(» est peri)cndiculaire aux deux autres : le galvanomètre reste au repos , tournons rapidement de 90* la roue disposée de façon à supprimer elle-même le courant inducteur à la fin de sa course : nous obtenons dans le galvanomètre la sui)erpo8ition de deux effets dus Tun au mouvement relatif des circuits, l'autre à la suppression du courant; l'effet trouvé est nnlC .

C'est ce principe, admis à titre d'hypothèse, qui avait permis à Xeumann de rattacher les courants induits par variation dlntensiti'* à ceux induits par variation de la position du circuit.

177.— Il y a encore un point important h éclaircir : toutes les fois que Ton fait une expérience au galvanomètre, on constate que le courant induit par fermeture du circuit est égal au courant induit par ou-

(0 Le montage de FéUci était plus compliqué et moins probant.

PROPAGATION DR L ELKCTRICITE

voiiurc. Les deux forros r»lcctromotrices totales ( / FaU) sont éfmles z cette idée a paru d^abord en coutradirlion avec cette partîculariUqu'on obtient facilement une étincelle dans Tinduit à la rupture dw. circuit inducteur ; Uindis qu'il n'y en a pas à la fermeture. Si Foi», remaniuo que le rîipprochem(»nt était déjà fait entre la production, de rétincelle et la force él(»ctromotrice, on comprend que ridenlitt'^ (les forces él<»ctromotriccs toUdes n'ait pas paru évidente dès le di'»— but : dans Vétincelle, ce nVst pas la force clectromotrice totale qui intervient, mais la force électromolrice maximum : il suffit pour (|ue ces valeurs maximum soient inégales que Tun des phénoipènes soit plus rapide que Tautre : on est maître de la durée de la niplure beaucoup mieux que t\c celle de la fermeture.

178. — C'est surtout dans les expériences d'induction d'un circuit sur lui-mémo (ju'il étîiit difficile de mettre en évidence cette égîdilr

des forces électromotiices à la fermeture ou à la rupture du circuit.

Kdlund (1849, Png^. Ann. 77) a montré l'identité des quantités dYdectricité mises en jeu dans ces deux c^s.

Vu des circuits d'un galvanomètre différentiel contient une résistance inductive L, l'autre une résistonce non inductivc R. Les deux circuits en parallèle sont reliés aux deux pùles d'une pile ; on règle la résistance Il de façon qur le galvanomètre soit au zéro quand le courant passe ; donc au moment de la fermeture du circuit il y aura dans le galvanomètre, par le fait de l'extra-courant produit dans L, une impulsion qui mesurera la quantité d'électricité. On aura de même, à l'ouverture du courant, une autre impulsion qui doit être égale fl la première : c'est cr qu'a vérifié Edlund.

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179. ~ Enfin il reste à signaler une série d'expériences purement qualitatives, mais fort importantes, indiquées i)ar Matteucci au début

CBAPtTRI I. — ■XPBRIIXCIS P0NDAUINTALI8

(le?on livre sur rinduction (*) : elles sont relatives à rinfluence des

milieux intermédiaires. Quand, ilans la mrthode

iK' zj'to de Félici, le système étant comp(»nsé, on

introduit, enire les spin»» 2 et 3, une malièrc

i^)lante à la place do Tair, la ('omp<'n8ation sub-

sisti'. Si on interpose une masse métallique,

elle subsiste encore.

\k intime, prenant deux couples de spires et plarant Tun d'eux dans un champ magnétique très intense mais constant, la forre électromotrice totale mise en jeu n'est pas changée.

Fig28

•] Mattil'cci, prof, à Pise. — Courx spécial sur l'induction, le magnétisme df rotation et le diamagnétisme, Mallet-Bachelicr, i\^i\.

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