IX. ^ SYPHILIS VACCINALE
ImporLanee capitale de la question an point de vue de la prophj* laxie.
TABLE DES MATlfeRES* 5B3
Pttfnllèie entre le vaccin liuihfiia et îe vo^cin aninitiL — Ce iluf* liier confi'^re-t il» pûi* rapport à in voriolc, une fsrijsrrvatiorï ^gak à celle qui recuite du v^cdn humain?
Au point çJe vue de la conlomination sypliilitiquei insécurité constante uvcc te vaccin huinûifi, quiti qu*oji f^âe, — Sërurité ûLsLilue seuïcmenl ofrertc* pur le vaccin Bnrmah -^ Ck>nelusion,
X, ^ SYPHtLJS PAR CONTAMINATIONS £XTRA-QÈNITALES..,«. 2ï(i.
tVéquerKc des eùnLQniitiiiLioni>ii cit.' cet ur<Jre+ — Mu.Uiplîcilé infinie de liDcaUi»aUoriB.
Indications prophylactiques ee confandant ici avec lei notions éUtdogiques»
Con Lamina lions déH%'ant de ;
Gbancïrês buccaux. — Étiulogie très compteite. — Danger du JjiArjfr en t^tat de svphitis. — Contai^ions médiates. — Contamination!^ professionnel Jcs ^exemple: syphilis des verriers). — ^ Conlam rim I ion» resiLanl indcHerminable^ * ♦ *.,.**,.,.*... 218
Chancres des narines et de la pit&Uaire ^ 336
Chancres de l'œil. — Conla^iotis dircctesn, indirectes^ médtalea. - Lttbage Uiéraptii tique de la ronjonctive |[j..,*..., 23S
Chancres du 7isa^e. — lUioloi^^ic : Baiser, morsure^ spuiaUon. — ContaïuinflLioiia di^rivant du rasoil*. *...,..,*,,-..,,,....,.. 313
Chancres de roreille .,.,:. , . * âSa
CJiancres du cuir chevelu .....,.*.„..,.. 553
Chancres du tronc et des membres. — Étiologîe souvenl Jmpéin^lrable. — Contagitins dirm-leii^ indirectes, etc. — Con ludion» par tatou âge I nreirea, etc — Contagions médiates, pur linge de corps, vétenicnts d'occasion» objeta de Uterici linife de bain; — conlapou par latrlnta^ — Contagions instrumcoialef, niédicûies (soignée, venlousape, ctcj. — Gontafçion par crayon deniti^ate d'argent. — D'où cette règle absolue de proph) luïtJc : Ne jamAtt cautériser une plme f/u'atee un crayon ahsultimeni vierge. ... , * ....*..,,,,,..,♦...*...*■-*■.'• -&^
Chancres du sein. — l<^ Chez fhomme; — 2« chez la femme en deiiorii de rallaitement ; — 3^ cKck la femme qui allaite. ^- Dan^'ei» de coiiL^tumalion tlérivant Mirtootde i^bct-L-do-syphitts.
Contagions dérivant de pratiques alTérentes à rallaileniçnt* telles que: di^i^orgeuient du Ijsmt de sein par la houche d'un adultCi un bien façonnement du bout de *cin. — Épidémies de Coudé tl de Tourcoinp.
Danger social dérivant de la syphilis mantmairéi et eeïa du fait même qu ou ne <en méfie pa»^ — Pian de Nérac. — Épidémie de Capisti'cîlo. .,*....*...*.*........*, ^ » * ,. * ....*,..*♦*♦•» 276^
Chancres de la maln> — Chancres de e<jntaminalion |jro/e«^ sionnelle par e\cellence chez les médecins. — Conlanunations per attouchements, par morsure» etc.* ...*,.».,-* ...**.. 2^j
Chancres des réglons anale, përlatiale et reclale. 3^^
XL — CONTAGIONS MÉDICALES DE LA SYPHILIS ..,,.,.,,^. Itm
Deux groupes :
l. — Groupe où la coniapon dérive du médecin. — Conlagiona par les mains, — Mal de Sainte Eupliémie; épidémie de Brive* ^ Contactons tostruntentalcis. — Treize véntablca épidémie» dérivant du ventousft^e. — Contaminationi par calliétérisme de la Irompe d'Hustache, ^- Danger des itislrumenlfi servant â rez" ploration buccale, de rabaisse-langue noiammenL ^— Abaisselangue Baudoin. — Syptulis vaccinale, . , ^ ...,,.,. i .... ■ ?û7
IL — Groupe où le médecin i^çott profesâionncltenient la syphilis de SCS malades, — Contaminations f^iciaUM (par sputalton notamment). — Contamiuntions par les m.iiiti. — Fréquence du chancre de la main dans le public médicaL*,,. .,...*.>.,....,, 30^
XIIL ^
TABLE DES MATIERES
OU TRAITEMENT PRÉVENTIF DE L'HÈRÉOïTÉ SYPHILI- TIQUE PATERNELLE AU COURS DE LA GROSSESSE,... M»
Lorsqu'un (iL*tus rsl iiïCrtttçd par la syphilis* paternelle, une Bâuvegai^e p<^ut liii Ùirç olfcr*|e par un traîUrtieïit imposé â sa mère* ({uoïfjuc Bain«, nu toan ûa 1a grosiesse .
De* »ucct:9 ont éU^ obienufl uar ce trAttement médiat; — et même ces Mticcè» ^ont assez nombri^ux nujounrhui pour que le praUcien a H le devoir de mettre t'u ruuvre ce traiLi^ment spécial en pareille occurreuce.
Comment procédera ce IraiLement mMlal du fa;tua par la mère?
PROPHYLAXIE DE LA SYPHILIS PAR LE TRAITEMENT.,... 33tt
Insufflflancc des moyens prophylactiques actueln. — Nércssïté d'en appeler à d'autres ressources de défenscH — Que pourrait-ou espérer dune prophylaxie par le traitemeat ratiouaellcmenl et rorlemcnt origan î sde ?
Notre organisation hoi^pîLalière acluiïlte pour le traitement de la ayphilis est-elle comprise et diri^ëe comme elle pouiTait cl devrait Titre pour répondre à cette intention spéciale de pro* phylaxîe ?
Ce n'est pa» avec dea Mpltaux qn'oa peut traiter et stériliEier la syphilis, mais bien airec un système fûi^ tement organise de consultations entier ne».
Or, loilGfi qu'elles fonciicinnent actuellement» rioj* consultations hospitalières pour 1m syphilis sont Lien plutôt faite» pour en détourner les malades que pour les y appeler et les y retenir; et cela :
Parce qne ces dites consultations sont insafftsa.niei comme nombre et, con«équ«mtneiiU cnconibréea âTcjicès;
Parce qu'au lieu d'être ^ratuitei^, elles sont pécuniûtremeni oitérenjejr pour les malades;
Parce que, sous leur forme actuelle, elles font déptaiêAnlet^ desohliyeûnte^, invomenantes, leû^Jtioire»^ odieufeâ^ notamment de piH^r in canfstsion. forcée ei publique de £a syphilis \ etc., etc.
Conçu dans un tout autre esprit, le traiiement propliy lactique de la syphiUa devrait avoir pour organes des DISPENSAIRES rattachés d nos hôpitaux; — dispensaires multiples; — dispcniaires méthadiquemeni répRrîh dans les divers quartiers de la Câpit4ile ; ^ fonctionnant à jours et heureê propices &os maf^des, voira peut-être le *o(r, si une cjipcricncc tenté* en «se sens était bien accueillie du publie parisien ; — fonctionnant avec disirihtîiinn rfruiuiie d^ médicaments-^ — fonctionnant avec le système expéditif et indispensable des /fchej individaeilts ;^ — offrant à tout maîade, au verso de chaque ordonnanect une m#/rurfion élémenlaii'c propre à ï*éclairer sur les dangers de la syphilis non pas seulement pour lui-même, mois pour autrui,
£t suru>ui, il faudrait qu'a llntolèrable système de la consultation publique par fournées fât substituée la consultation individuelle, privée, secrète.
Devenant le pivot de ce nouveau système, les consultations externes conslitueraientun service eicitrsiY de tout autre, conHé au3L médecins titulaires des hopilau^v
Il y aurait intérêt f^énéral, comme aussi intérêt scicntilîque, 4 ce que le traitement de la ëypliïlis et des maladies vénériennes fVtt confié à un persounei de médecins qui, à, tous Itm deg^rès de Téchelle hJèrarcbfque, seraient recrutéa par concours spéciaux, et que ce service nicdical eût son autonomie^ à }a façon de celui des accoucheurs des hèpitaux.
Réformes et innovations nécessaires dans renseignement de ta vénéréologie. — Tout le monde, sans exception, est d'accord
TABLE DES MATIÈBES. 555
pour souhaHer que Tcn^cii^noinent véii^rdf>1û|^quo âûit fortifié d'une f«çon ou d'une autre* U conviundriiit donc que ec* i^ou* haiU ne rcsLitsscnt pas ttidétlnïfncnt piaLofiiquâs*
L — Là «^^blll« eonititue vdH tabla ment un danger iocîalt et ecla d quatre titres :
i^ De par le» dommages îoilividueifl qu elle infligâ au m&lâde (éventualités tcrliaircs, para&yphiliH^ etc. y;
3<> D« par les dommages CûUe<ïUfs quVllâ înnigc à la famîtte [coivIjï mi nation de la femme ; — désunion, diasolution du mariage, divorce; — ruine tùaténclle de la famille par incapftcitiS ou mort de son cher);
30 De par le» consèqueiieea héréditaires qu'elle comporte (uoLamment effroyahle mortalité dont elle menace les enfants);
-i» De pnr îes d%én^rcsccnceâ, rabûlardisscment qu'elle peut imprimer h Tespèce (dystrophie», duchéances natives, monsiruositéai etc.),
n, ^^ Coni^équcncG : La société trouve dans la multiplicité et la haute |î ru VI lé des dnugers dont la menace la syphilis k droit légitime — inconteslablc, â mes yeux — ^ de &e dûfendrc contre elle par des mesures de prophylaxie publique,
lïL — La syphilii* ne menace pas seulement ceux qui s*y«ïposent; elle meuare aus^ii, et cela pour un nombre considérable, inÛDi, ceux qui ne s*y exposent pas,
IV, ^- fteliLtivement à ceux qui a 'exposent de plein gré â la syphilis, rintérét général est de chercher à les protéger, alors même quils pourraient plus sûrement se protéger euït-méme» î et cela parce que c'esi de ceux-Iâ que procède 1* syphilis de ceux qui ne s*y exposent pas.
La société a donc le droit d'intervenir par des mesures de prophylaxie publique pour assainir les centres de débauche et de contagion,
V. ^ En second lieu, relative ment à ceux que la syphilis menace sans qu*ils s'y exposent, la société u charge de les proléger par le fait même qu'ils sont incapables de se protéger euxmêmes.
Elle a donc charge et devoir de défendre contre la syphilis les intérêts asci*és de V honnête femmt^ de la fstniih çl de Venfant.