PROPHYLAXIE INDIVIDUELLE
La prophylaxie individuelle est faite surtout dans des stations prophylactiques, qui sont tant pronées en Amérique. Nous ne voulons pas parler de celles qui sont organisées dans les Casernes et qui rendent de réels services dans un milieu où l’on ne craint pas d’être vu
par les camarades, mais des stations pour civils dont
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l'essai fut fait le 28 septembre 1918 à l'Hôtel-Dieu à Paris, puis quelque temps après à Broca, dans un quarter où l’on pouvait présumer de leur utilité.
Or, du 28 septembre au 31 décembre 1918, 23 personnes s'étaient présentées à celle de l’'Hôtel-Dieu, dont 10 seulement se trouvaient dans des conditions répondant au but envisagé.
Du 1‘ janvier au 31 juillet 1919, 34 personnes s'étaient présentées, dont 3 à titre préventif, et 31 pour recevoir un traitement, ce qui n’était pas le rôle de la station.
À Broca, :l n’est venu à peu près personne.
Nous pouvons donc conclure à l’inutilité pour les civils, de ces stations dont il n'existe d’ailleurs pas d'exemplaire au Havre, où l’on se contente de conseiller l'emploi de la pommade de Metchnikoff ou de tubes portatifs, dans le genre de celui du Docteur Gauducheau, attaché à l’Institut Pasteur.
La circulaire ministérielle du 1” juin 1919 prévoit d’ailleurs l’apposition, dans les maisons et chez les isolées, d’un avis rappelant les précautions à prendre, avant et après, et préconisant notamment l’emploi de la pommade de Metchnikoff.