‹ Prophylaxie des Maladies Vénériennes au HavreChapitre 8 sur 25 · DEP SE · texte numérisé non relu

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tation au Havre, organisée sous la direction du Docteur Thorel, est désignée sous la dénomination de « Consultations des maladies de la peau ».

Elle a lieu à l'Hospice Général les lundi, mercredi, vendredi à 10 heures ; le mardi soir à 20 heures. Les soins : lavages, sont donnés à 6 heures et 18 heures tous les jours ; les piqures : le mardi à 18 h. 30, le mercredi à 7 h. 30, le vendredi à 17 h. 30.

Deux pièces sont utilisées pour ce service : le cabinet médical et une pièce attenante, pour les traitements. Un interne assiste le Médecin dans le Cabinet, une sœur infirmière donne les soins sous le contrôle du Chef de la Consultation.

Tout malade suspect recoit un bon pour une prise de sang. Si un examen au Laboratoire s'impose, il est immédiatement fait au laboratoire hospitalier.

Les médicaments ordonnés, s'ils sont appliqués à la consultation, sont remboursés par l'Etat, s'ils font l'objet d’une ordonnance, sont fournis aux frais de l’Assistance médicale gratuite pour ceux qui y sont inscrits et achetés par les autres. De cette façon, tout en laissant libre l’accès à la consultation, les dépenses de l'Etat sont réduites au minimum.

Chaque malade est muni d’un petit carnet individuel, qu'il serait souhaitable de voir généraliser. Il conserve la trace du genre de traitement suivi et des doses des piqures reçues. Une note, placée au bas de la pre-

mière page de ce carnet, spécifie qu'il doit être conservé

HER NOPENS

et présenté à chacun des médecins que son possesseur pourra consulter durant sa vie.

Il est, en plus, tenu un registre de statistique sur lequel sont notés, afin de renseigner l'Administration supérieure :

a) Le nombre de malades qui se sont présentés à la consultation pour maladie vénérienne ou maladie de la peau. (Chaque malade n'étant compté que lors de la première consultation).

b) Le nombre de consultations données — (chaque malade étant compté à chaque consultation). |

c) Le nombre de cas de « syphilis récente » dont la constatation fournit au médecin un élément d’appréciation intéressant sur les dangers de contamination que présentent les localités ou les miieux d'où proviennent les malades.

d) le nombre de cas de syphilis secondaire.

e) celui de syphilis tertiaire.

f) et enfin le nombre de syphilitiques héréditaires.

Tous les examens de Laboratoire Bordet-Wassermann, frottis, cultures, etc... sont faits, au Laboratoire de Bactériologie de l’Hospice Général, dirigé par Île Docteur Vinzent, de l’Institut Pasteur de Paris.

Mais il ne suffit pas d’avoir, comme nous espérons l’avoir démontré, une consultation parfaitement organisée : 1l faut, pour avoir des clients, la faire connaître de la population au moyen de conférences dans le genre

de celles organisées par l'Office National d'Hygiène

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Social dont le siège est à Paris, 26, Boulevard Vaugirard.

À la suite d’une de ces conférences, avec projections, faite au Havre, huit familles sont venues se faire traiter.

L'Office National d'Hygiène Social fait de plus distribuer au Havre, à bord des navires à quai, des

tracts portant au recto :

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