AUTOUR DE L'ŒUVRE
On a beaucoup parlé des procédés de composition de Hugo. Il ne prend guère la plume que lorsque l'œuvre à laquelle il rêve est presque achevée dans son cerveau. Ses manuscrits portent peu de ratures.
Il va et vient, se promhie ou monte sur une impériale d'omnibus ; il a le regard fixe et l'esprit absorbé. Il m'est arrivé quelquefois de monter sur la môme voiture et de m'asseoir auprès de lui, sans qu'il me reconnût.
Lorsque le travail qui le captive est enfin mûry il se place — debout — devant un très haut pupitre, prend de grandes feuilles de papier de Hollande — qui forment ses derniers manuscrits — et écrit sans désemparer le chapitre du roman