‹ Propositions et expériences relatives au pointage des bouches à feu en usage dans l'artillerie navaleChapitre 20 sur 21 · ID · texte numérisé non relu

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XD.

Portée de 1842.

Portée donnée par les tables.

Sons les deux premières inclinaisons , les portées des tables sont supérieures , le contraire a lieu sous les deux autres et les deux dernières différences sont bien petites.

§18. — Conclusions relatives aux portées à la mer.

Des faits qui précèdent, on peut conclure que toutes choses, égales d’ailleurs, les bouches-à-feu donnent les mêmes portées à la mer que sur terre. La marine peut donc se servir

(1) Aux angles indiqués dans le rapport de la commission de 1842, on a ajouté les corrections additionnelles mentionnées

PROPOSITIONS SUR LE POINTAGE. l5

222 SYSTÈME DE DOIETAGB

des tables de tir construites d’après les expériences de Gâvre (1).

On voit en même temps combien il est important de n’aocueillir qu’avec réserve les résultats déduits de quelques tirs particuliers. Les valeurs des portées moyennes ne peuvent être regardées tomme exactes qu’autant qu’elles sont obtenues à l’aide d’un grand nombre de coups. Dans le calcul des tables de tir, on a cherché à remédier à cet inconvénient en opérant â la fois sur le système entier des bouches-à-feu de la marine et corrigeant ainsi les unes par les autres les portées données par les diverses pièces.

§ 19. — ‘Effet* destructeurs des projectiles à diverses distances.

Les cfliets destructeurs des boulets massifs peuvent être appréciés à l’aide de leurs pénétrations dans le bois de chêne. 11 n’en est pas de même pour les obus , cependant le tir de ces projectiles n’aura toute l’efficacité dont fl est susceptible

dans le § 11. Les stations du ponton étaient en effet à peu près les mêmes qu’en 1843. Les deux mâts étaient aussi les mêmes et placés de la même manière.

(1) On trouve, à la vérité, à la page IJl de l’ouvrage de M. le lieutenant-colonel Piobert, un tableau d’après lequel les portées de but-en-blanc des bouches à feu sur mer et sur terre sont mises en regard, mais les valeurs des portées sur mer extraites d’un ancien manuel de canonnage, ne sont le résultat d’aucune expérience connue, (Note de la commission.)

POOft LES CAEONS-OBU81ERS. 223

qu’autanl qu’ils conservcronl assez de vitesse pour se loger dans les murailles des navires.

Les données et les formules que l’on trouve dans la première partie des expériences de Gâvre, et notamment dans le chapitre 21 , fourniront les moyens de construire une table des pénétrations des projectiles dans le bois de chêne à diverses distances. Il convient cependant de remarquer que ces calculs ne doivent être regardés que comme approximatifs.

POCR LES CASOSS-OBLSIEIIS.

On sait d’ailleurs par les expériences exécutées à GâvTC, en 1836, qu’un projectile ne reste logé dans une muraille en bois de chêne qu’autant qu’il y pénètre d’une quantité à peu prés égale é son diamètre.

Lorient, le 15 août 1843.

Les Membres de la Commission.

Pendant le cours des expériences , objet de ce rapport, un boulet de 30 a atteint après un ricochet une poutre en bois de chêne plantée verticalement dans le sol , à 2600 mètres de la bouche-à-feu. Le projectile s’est réfléchi en laissant sur la poutre une empreinte d’environ 0” 16 de diamètre. La pénétration était donc au moins égale à 0“ 08 ; mais d’ailleurs elle devait être inférieure à 0™ 16, autrement le boulet eût été retenu dans le bois. D’après la table précédente, la pénétration du boulet de 30 , à la distance de 2600'", serait de O*" 12.

BCLLETINS DD TiR

Tir du ^juin 1845 .

Canon de 30 long, boniets massifs, charge de 5 kil., hauteur de la hausse 0», 0,61; baromètre 753 “j”, therm. cent. 17“ 5; vent de Sud, bonne brise, mer houleuse, mouvements vifs, embardées continuelles, amplitude du tangage 5°, du roulis 8“, durée de 20 oscillations 35 secondes.

NUMÉROS d«8 coups.

PORTÉES

mssMW

La ligne de tir est dirigée de l’Ouest à 1 Est,

POC» I.B» €AIWN»-0W9IERS.

lir àuljuin 484s.

Qnon de 50 long, bouleU njassif*, charge de 5 kil., hantenr de la hausse 0“, 119, baromètre 766 mf“ ; therin. cent. 16“,3 ; ▼ent du Sud-Ouest, boune hrise, mer houleuse, mouvemenls vifs et irréguliers pendant toute la durée du tir; amplitude da tangage 3“ en moyenne, v> extrême; amplitude du roulis, moyenne 8% extrême 15"; durée de 20 oscillations 33 secondes.

1 NOmiBOS ^ dus coups.

POR1ÉES.

DEVIATIONS j

à droite

à gauche'

Au 6* coup, le boulet a frappé la mer à 50 m. en de-ça du rivage, dans une bonne direction ; la déviation latérale correspondante à ce coup appartient au second point de chute, le premier qui ait été observé k terre ; on a omis la portée ds plein fouet qui n’a pu être constatée.

SYSTÉUE DE POINTAGE

Tir du \2juin 1842.

Canon-obusier de 22 c“ n” 1, boulets creux, charge de poudre 3 kil. 500 gr. ; hauteur de la hausse 0 m., 131.

Baromètre 763 3; therm. cent. 17°, 5, vent du Nord-

Nord-Ouest, bonne brise, petite houle; amplitude du tangage 3®, amplitude du roulis 3°.

' NDUÉROS

PORTÉES, j

DÉVIATIONS 1

: des coups.

à droit^

\ gauche.

tu 1

IS

POUR LES CANONS-OBCSIERS

Tir du 13 juin 1843.

Canon-obusier de 22 c“ n° 1; boulets creux,

charge de poudre 3 kil. , 500 gr., hauteur de la hausse 0 m., 214, baromètre 760 4; therm. cent. 18°, 0.

Jolie brise du Nord-Est , temps clair, belle mer ; le ponton ayant peu de mouvement.

NUMÉROS de» coups.

PORTÉES

UÉVIATIONS.

à droite | 4 gauche.

ca 1

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