SESSION EXTRAORDINAIRE A PARIS, EN AOUT
terne, sur un point déterminé de la ligne médiane, ordinairement au-dessous de la base du limbe.
2° Chacune des feuilles disposées sur un axe et portant un bourgeon à son aisselle, est l’analogue de l’embryon monocotylé. l a feuille est l’analogue du cotylédon et le bourgeon axillaire, qui appartient à la feuille plutôt qu’à l’axe proprement dit, est l’analogue de la gemmule : en effet, c'est la position de la feuille qui détermine la position du bourgeon.
3° Si cette manière de voir est bien fondée, il n’est pas exact de dire que le caractère qui distingue essentiellement la feuille de l’axe, consiste en ce que la feuille n’émet point de bourgeon, et en ce que les parties axiles émettent seules des bourgeons normaux. Je dirai au contraire que c'est la feuille qui est caractérisée essentiellement par lu production du bourgeon.
U° Cette opinion n’est pas si éloignée de l’opinion admise qu’elle le paraît au premier coup d’œil; en effet, ce qu’on appelle l 'axe étant, selon nous, formé essentiellement par les décurrences des feuilles, les bourgeons ne sauraient appartenir aux feuilles sans appartenir en même temps à l’organe complexe qui résulte de l’agrégation des décurrences des feuilles et qui est désigné sous le nom d’axe.
5“ Il existerait à notre point de vue deux sortes d’axes, les axes élémentaires et les axes composés. Les axes élémentaires consistent dans la partie essentielleou charpente médiane des feuilles (nervure, pétiole et décurrence) ; chaque axe élémentaire est susceptible d’émettre un bourgeon. Ce bourgeon se fait jour ordinairement au point où commence la partie libre de la feuille (aisselle) : néanmoins, il est quelquefois situé, soit sur la partie libre de la feuille, soit par une sorte de déviation et de distension, sur la tige au-dessus du niveau de l’aisselle de la feuille (bourgeons extra-axillaires).
6° Les axes composés, ou axes proprement dits, résultent du développement du bourgeon, soit primaire, soit axillaire, et sont constitués par un Boyau cellulaire (partie médullaire) sur lequel s’étendent de haut en bas les décurrences des feuilles.
7°Il existe uue sorte de réciprocité entre la feuille (ou axe élémentaire) et I axe proprement dit (ou axe composé) ; en effet, bien qu une feuille isolée puisse constituer une plante pendant son âge embryonaire, chez les bourgeons qui naissent ultérieurement, les feuilles munies de leurs bourgeons axillaires rudimentaires prennent naissance sur le noyau cellulaire qui constitue un bourgeon naissant, et d’autre part ce noyau cellulaire ou bourgeon naissant est transformé en axe proprement dit par les décurrences des feuilles situées à sa surface.
8° Le bourgeon axillaire et le bourgeon terminal ne constituent pas deux sortes de bourgeons : le bourgeon axillaire est le rameau pendant sa première période, le bourgeon terminal est la prolongation de ce même ïameau.
Le bourgeon primaire ou primordial de 1 embryon, chez lesmonoco-