PROPRIÉTÉS MAGNÉTIQUES DFS CORPS
En construisant la courbe K, fonction de 8, d’après ces résultats, on voit que les expériences ne sont pas très satisfaisantes. Elles semblent indiquer une petite perturba- Lion vers {00° ; mais cela est douteux, une nouvelle série serait nécessaire. Les valeurs de la dernière colonne du Tableau montrent que la loi inverse de la température absolue cst tout au moins applicable comme première approximation assez grossière. Ceci est encore visible sur la figure (fig. 13, p. 99). On a représenté (points) les valeurs de logarithme de K, données par expérience, prises en ordonnées en fonction des valeurs de logarithme de T pris en abscisses, et la droite
LK = Lo,oo152 — LT
correspondant à la formule
Ky = 2190182.
Les valeurs de K semblent diminuer quand la température s'élève plus vite que ne l'indique la loi inverse de la température absolue; mais il est fort remarquable que cette loi convienne pour représenLer approximativement les variations du coefficient d’aimantation dans l’énorme intervalle de température de 1350°.
Avant de faire cette série d'expériences sur du palladium très pur, j'avais fait quelques mesures avec un échanuillon de palladium impur qui contenait, entre autres impuretés, une quantité notable de fer. Les résultats obtenus avec cet échantillon ont donné presque le même coefficient d'aimantation à la température ambiante que
pour le palladium pur; mais les variations de température prod uisaient un ellet tout différent.
Le coefficient d'aimantation diminue beaucoup moins rapidement quand la température augmente que pour le palladium pur. La loi inverse de la température absolue ne s'applique plus : on voit dans le Tableau que le produit KT n'est pas constant (!).
Verre ct porcelaine.
Le verre est le plus souvent diamagnétique, maïs quelquefois magnétique à la température ambiante, cela dépend évidemment de la proportion d’oxydes magnétiques qui entrent dans sa composition. Dans le cas où il est magnétique, le verre devient cependant diamagnétique lorsqu'on élève la température. Dans tous les cas, les propriétés diamagnétiques s’accentuent quand la température s'élève. La vitesse de variation est d'autant plus rapide que la température est plus basse. Nous n'avons pas fait d'étude spéciale ; voici cependant trois nombres déterminés sur un échantillon de verre provenant d’un tube à essai. La deuxième ligne donne les coefficients d’aimantation exprimés dans une unité arbitraire :
(*) Il convient peut-être de rapprocher ce fait de celui que donne l’étude de la conductibilité métallique. La conductibilité des métaux purs varie à peu près en raison inverse de la température absolue, tandis que la conductibilité des métaux impurs varie moins rapidement avec la température.
Les variations des propriétés magnétiques du verre avec la température s'expliquent simplement en admettant que le verre est formé en majeure partie d’une substance diamagnétique dont les propriétés restent invariables à tonte température. Il contient en outre une petite quantité d'une substance relativement fortement magnétique, dont Îles propriétés diminuent en suivant une loi voisine de la loi inverse des températures absolues. Les effets produits par ces deux substances se détruisent en grande partie à la température ambiante; aux températures élevées, la substance magnétique ne produit plus d'effet sensible et le verre tend à devenir une substance diamagnétique à propriétés invariables avec la température.
Nous avons eu à étudier les variations de propriétés magnétiques avec la température d'un grand nombre d'ampoules de verre, généralement faiblement diamagnétiques à la température ambiante. Les variations avec la température sont fort gènantes. Supposons que l’on étudie, par exemple, un corps diamagnétique de coefficient d’aimantation constant à toute température, on ne peut déduire cette constance que de la différence de deux séries de mesures (l’une avec ampoule + corps, l’autre avec ampoule seule), variant toutes deux de la mème façon avec Îa température, La constance du coefficient serait constatée bien plus facilement et bien plus sûrement si l’on avait des ampoules de propriétés magnétiques invariables.
La porcelaine se conduit d’une façon analogue. Nous n'avons de renseignements que sur des ampoules de porcelaine de Bayeux émaillées. Ces ampoules sont assez fortement magnétiques à la température ambiante et devienneut seulement diamagnétiques entre 600° et 8o0°. Voici des nombres (2° colonne) proportionnels à l’action magunétique à diverses températures pour une ampoule de porcelaine émaillée :
19. ss énsres sonores + 520 7$.......... esse. + 380 195... soso + 280 235.................. ensessessse + 174 503............. .......... . + 93 Theses esse cosssssssessses + 26 810............................ o . 1030........0... sense. — 37 1200... sensseresesessseeee — 55
A la température ambiante, la variation des propriétés magnétiques est extrêmement rapide.