FRE HR
Fig on.
On a représenté (fig. 11, partie gauche), à un autre
PROPRIÉTÉS MAGNÉTIQUES DES CORPS. gt
point de vue, les résultats du Tableau XII, en portant les températures 0 en abscisses et les intensités d'aimantation Ï en ordonnées pour des champs de 25, 50, 55, 100, 150, 300, 750, 1000 et 1300 unités. De 720° à 760", les courbes sont tellement resserrées que l’on a seulement représenté alors celles relatives aux champs de 25, 300, 1000 et 1300 unités.
Pour des champs compris entre 300 et 1300 unités, l'intensité d'aimantation augmente constamment, quand la température s’abaisse de 60° à 20°.
Mais on voit déjà, sur la courbe relative à un champ de 300 unités, que l’intensité d’aimantation tend à devenir constante lorsque la température devient suffisamment basse. Le même fait se dégage de l’examen des courbes obtenues avec les champs moins intenses de 150, 100, 75, 5o unités. (Il semble y avoir des fluctuations dans les courbes avec tendance vers une valeur moyenne, mais ceci n’a pu être établi avec certitude.) Pour un champ de 25 unités et pour les champs plus faibles, l’in- Lensité d’aimantalion passe par un maximum à une température peu inférieure à celle de la température de transformation, puis décroît constamment en même temps que la température. Ce dernier effet était très important dans les recherches de M. Hopkinson, qui a utilisé des champs peu intenses. Il est dû, je pense, en grande partie, à une action indirecte provenant de ce que les phénomènes d’hystérésis magnétiques augmentent beaucoup quand la température s’abaisse.
Les courbes relatives aux champs de 1000 et 1300 unités se confondent entre 20° et 730°; puis, pour des températures plus élevées, la courbe pour le champ de 1000 unités tombe plus rapidement que l’autre à des valeurs extrêmement faibles.
La courbe pour H — 550 unités se confond avec la courbe pour H — 1300 sur une portion un peu moins
longue de son tracé; les courbes tendent à se détacher à 20° d’une part et à 520° de l’autre. La courbe pour H = 300 se rapproche de la courbe pour H = 1300 entre 477° et 20°, et s’en détache fortement aux températures supérieures à 720° ou inférieures à 477°. On est conduit à imaginer qu'il existe une courbe limite = f (4) vers laquelle tendraient les courbes I — f (0) dont nous venons de parler, si l’on utilisait des champs magnétisants d’une intensité considérable. Cette courbe limite serait probablement peu différente de la courbe relative à un champ de 1300 unités pour des températures comprises entre 20° et 730°. Pour des températures supérieures à 750°, si la courbe limite existait toujours, elle devrait se détacher fortement de la courbe pour H — 1300, et devrait nécessairement avoir un point d'inflexion entre 730° et 800. Pour une intensité de champ supérieure à 300°, une courbe quelconque I — f(6) se rapprocherait beaucoup de la courbe limite l'—/f($) sur une portion de son tracé d’autant plus long que le champ serait plus fort. Une courbe 1— f‘(8) se détacherait de la courbe limite : aux températures basses pour donner une branche presque horizontale; aux températures élevées pour donner une branche fortement inclinée.
L'examen des courbes montre qu'il n’y a pas une température déterminée pour laquelle le fer se transforme. D'une manière générale, l'intensité d’aimantation baisse d’abord lentement, puis de plus en plus vite quand la température s'élève, etla chute du magnétisme atteint son maximum de vitesse vers 740? ou 750°; les courbes ont alors un point d’inflexion. L'expression température de transformation magnétique du fer, qui est d’un usage très commode, a donc une signification un peu vague; il convient, je pense, de désigner ainsi la température moyenne des points d’inflexion des courbes.
ExPOSÉ DES RÉSULTATS OBTENUS AUX TEMPÉRATURES
SUPÉRIEURES 4 770°. — Les résultats obtenus avec les échantillons B, C, D, F, G sont en accord d’une manière générale et se complètent mutuellement. Cependant, pour amener les courbes K — f(4) à coïncider autant que possible, il faut les déplacer par rapport à l'échelle des températures d'un certain nombre de degrés, ne dépassant pas du reste celui qui représente l'incertitude probable dans l'évaluation des températures. Nous avons ainsi déplacé la courbe de l’échantillon C de (+ 11°), celle de l'échantillon D de (— 3°), celle de l'échantillon F de (— 5°);pour ramener ces courbes dans le prolongement de la courbe de l'échantillon C; puis nous avons construit une courbe moyenne qui nous a servi à dresser le Tableau XIV qui peut être considéré comme le résumé de nos mesures au-dessus de 60°. Ce n’est pas cependant la courbe K — f{(4) qui nous a servi entre 60° et 900° pour cet usage. K varie tellement vite avec la température dans cette région qu’il faut représenter LI en fonction de la température À si l’on veut avoir une vue d'ensemble des
phénomènes.
TaBLEAU XIII.