‹ Propriétés magnétiques des corps à diverses températuresChapitre 30 sur 37 · GC · texte numérisé non relu

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dans Îles diverses parties des fils et ne sauraient masquer que des chutes brusques insignifiantes.

La transformation qui se produit à partir de 860° m'avait échappé lorsque je fis les mesures, parce qne je n'avais pas employé les coordonnées logarithmiques pour représenter les valeurs de K. Le changement de direction de la courbe en LK est absolument nécessaire pour expliquer la baisse considérable qui se prodnit entre 855° et 900° d’après les mesures faites sur l’échantillon D et sur l'échantillon E. Cette baisse du coefficient d’aimantation avec la température ne me paraît pas non plus être tout à fait brusque bien qu’elle soit fort rapide.

La transformation qui se produit vers 1280° et se traduit par une augmentation brusque a d’abord été pressentie avec l'échantillon E platiné qui, à la limite des températures atteintes dans les expériences (1290°), indiquait une tendance à l'augmentation pour K ( fig. 13). L'existence de l’angmentation est, je pense, mise hors de doute par les expériences avec l'échantillon F. On peut suivre ( fig. 13) la marche de ces expériences (on a représenté les valgurs de LI en fonction de LT et l’on a indiqué sur l'échelle de LT la position de quelques trmpératures Ü exprimées en degrés centigrades. La courbe (4) points (o) se rapporte à l'échantillon E platiné. La courbe (3) points (.) se rapporte à l'échantillon F. Toutes les mesures ont été faites après avoir laissé la température constante un temps suffisant pour que le morceau de fer soit en équilibre de température avec le four et le couple. Avec l'échantillon E, on a commencé par chaufler jusqu’à 1162° en faisant des mesures; on est revenu à 933°, ce qui a permis de coustater une baisse des valeurs de K à une mêine température. On a ensuite chauflé jusqu'à 1365°; une hausse brusque des valeurs de K s’est produite entre 1245° et 1295°. À partir de 1300° jusqu’à 1365° K diminue, On a fait des déterminations pendant le refroi-

Fig. 13

dissement qui montrent que K éprouve, en sens inverse, les mêmes variations que pendant l’échaufflement. Les courbes par échauffement et refroidissement auraient été probablement identiques si les expériences n'avaient été troublées par une baisse lente et progressive dans les valeurs de K qui semble avoir été proportionnelle au temps, qui s’est produite constamment, mais dont nous n'avons pas su pénétrer la cause.

L'échantillon F était en bon état à la fin des mesures et son poids n'avait pas varié. Nous avons voulu toutefois nous assurer, en nous mettant dans des conditions très différentes, que la variation reconnue à 1280° n'était pas due à quelque action secondaire, cémentation du fer par le platine, formation d'oxyde, déréglage de l’appareil, etc. Les expériences ont été faites dans ce but avec l’échantillon G, points (6) marqués X (Jig. 13). Cet échantillon était situé dans une ampoule de porcelaine. Il avait une masse six fois plus grande que celle de l'échantillon F. Les résultats de l’expérience sont en accord avec ceux donnés par l'échantillon F. Les valeurs numériques pour K sont aussi à peu près les mêmeset à peu près la même aussi la grandeur de la variation à 1280°. Un accident a mis fin aux expériences et l’on n'a pas pu voir ce qui se passait pendant le refroidissement. Les expériences avec le fer F indiquent que le changement de 1280° est brusque. Les expériences avec le fer G indiquent, au contraire, une augmentation progressive de K avec la température ; mails cette augmentation progressive résulte évidemment de ce que la température du morceau de fer (; n’était pas uniforme. Ce morceau, en effet, était assez volumineux et sa plus grande dimension était dirigée verticalement; il etait situé dans une grosse ampoule de porcelaine qui occupait une place très grande dans le four. °

D'une manière générale nous n'avons pas trouvé d'hystérésis dans la relation entre l’intensité d'aimantation

et la température pour le fer doux (*). C'est-à-dire que les valeurs obtenues pour l'intensité d’aimantation à chaque température ont été retrouvées à peu près les mêmes pendant la période d’échauffement et celle de refroidissement. Il convient de rappeler que les morceaux de fer emplovés ont subi une cuisson prolongée vers 1200° avant d’être portés dans l’appareil magnétique. Comme vérification de cette concordance dans les résultats obtenus à chaque température, nous citerons, pour l'échantillon B. les quatre séries à la température arnbiante et deux séries à 688°. Pour l'échantillon D les valeurs obtenues lorsque les températures successives vont en augmentant sonten accord avec cellesobtenues lorsque les températures successives allaient en diminuant.

Nous avons vu qu'avec l’échantillon F le coefficient d’aimantation aux températures supérieures à 3000° a baissé d'une façun continue pendant le cours des expériences.

Ce n’est pas là un effet d’hystérésis, mais bien plutôt une sorte de viscosité dans l’action de la chaleur. Cette viscosité, nous l’avons encore rencontrée plus accentuée daus un autre échantillon (*); mais, au contraire, les échantillons B, D, F, G ne nous ont rien donné de semblable. Il y a là une contradiction que nous n'avons pas su expliquer.

PROPRIÉTÉS DU FER PLATINÉ. — On a obtenu avec l'échantillon D, qui avait été platiné, des résultats qui différent sensiblement de ceux trouvés avec les autres échantillons. Les deux premières transformations se sout

(") L’acier présente au contraire des phénomènes d’hystérésis de ce genre très marqués, M. Hopkinson a décrit ces phénomènes dont j'ai pu vérificr l’existence.

(*) Nous ne donnons pas les résultats obtenus avec cet échantillon Parce qu'un accident nous a empêché d'avoir une série complète.

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rapprochées au point presque de se confondre. En effet, le maximum de vitesse de chute de K, constituant la transformation magnétique proprement dite, a lieu vers 773° au lieu de remonter vers 750°, et la baisse rapide qui, avec le fer doux, a lieu entre 860° et 900°, a lieu entre 817° et 860°. Le fer est dans un état comparable aux corps faiblement magnétiques entre 915° et 1280° (cd, fig. 12); cet état s'étend de 870° à 1290° (fig. 13)

pour le fer platiné.

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