‹ Propriétés optiques des liquides et leur application à l’analyseChapitre 36 sur 48 · HO · texte numérisé non relu

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à section rectangulaire, pouvant être présentés dans le sens de leur plus grande ou de leur plus petite dimension. On peut aussi employer un prisme creux à arête horizontale el achromatisé par un prisme inverse d’une substance appropriée, non absorbante ou une cuve prismatique d’un seul morceau, excavée à la meule dans un parallélipipède de verre.

Pour observer les spectres d'absorption, on se sert habituellement des speclroscopes ordinaires (spectroscopes de Bunsen, Speclroscope à vision directe). La construction en est trop connue pour nous y arrêter:

On fixe la position des bandes d'absorption en utilisant les raies de Fraunhofer comme repères (1), lorsque la source employée est la lumière solaire, où en les rapportant à l'échelle de l'instrument lorsqu'on s’éclaire avec une flamme artificielle.

Les mesures délicates doivent être rapportées à l’échelle de l'instrument ou à celle des longueurs d'onde; pour la plupart des déterminations, des repères fournis par les raies de Fraunhofer, sont d’autant plus suffisants que la position des bandes des! elle-même pas absolument invariable.

Comme moyen d'orientation, M. Sorby à proposé une plaque de quartz d’une cerlaine épaisseur placée entre deux nicols. Ce système, placé sur le trajet de la lumière donne naissance à une série de franges d’interférence qui occupent une position fixe et divisent le spectre en douze parties inégales: on les distingue par leurs numéros d'ordre.

(1) On indique les distances aux raies de Fraunhofer voisines en centièmes de la distance de ces raies. Ainsi, le symbole D—9—E , — 27 , ; représente une ligne située entre D et £ aux 100 de la distance D E à

partir de D.

M. Sorby représente l'intensité de l’aborption en une région déterminée par un symbole qu'il place soit entre deux chiffres consécutifs, soit au-dessous d’un des chiffres qui servent à numéroter les franges.

Lorsque, comme dans des recherches de chimie biologique, on n’a à sa disposition que de très-faibles quantités de liquide, on sesert d’un microscope armé d’un petit spectroscope à vision directe.

REPRÉSENTATION GRAPHIQUE DES SPECTRES D'ABSORPTION. — Le mode leplus parfait de représentation des observations spectrales consiste uaturellement dans la reproduction fidèle et coloriée des spectres. Mais cette méthode est trop difficile, trop délicate et trop coûteuse pour être usuellement employée. On se contente donc d'habitude d’un simple dessin ombré, représentant sur un fond clair les bandes sombres avec leurs contours plus ou moins lavés.

Un mode de représentation plus commode et plus recommandable consiste à figurer l'absorption par une courbe dont les ordonnées sont proportionnelles au degré d’assombrissement, les abscisses désignant soit les distances qui séparent les raies de Fraunhofer, soit l'échelle particulière à l'instrument, soit l'échelle des longueurs d'onde.

Pour représenter à côté les uns des autres les spectres d’absorplion pour des concentrations et pour des épaisseurs différentes, ilsuffit de tracersur unmémeaxe des abscisses, les courbes figuratives des absorplions correspondantes, en ayant soin d’inscrire les concentrations ou les épaisseurs.

Un mode de représentation différent. a été indiqué par J. Müller. Il est spécialement propre à montrer la relation entre les variations successives des spectres d'absorption et les accroissements continus dés concentrations.

Sur un axe pris pour abscisses, on inscrit successivement les

diverses couleurs spectrales, ou mieux les raies de Fraunhofer ou les longueurs d’onde; sur l’axe des ordonnées, on inscrit, en allant de haut en bas, les concentrations successives. Par les points ainsi obtenus sur l’axe des ordonnées, on lire des droites horizontales sur lesquelles on marque, en s’aidant des divisions tracées sur l’axe des abcisses, les limites des bandes d'absorption

des divers spectres correspondant aux divers degrés de concentration.

Matières absorbantes el leurs spectres. — Nous donnons ciaprès, d’abord la liste des substances accessibles à l'analyse

spectrale, puis les représentations graphiques des principaux spectres d'absorption (4).

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