‹ Propriétés optiques des liquides et leur application à l’analyseChapitre 8 sur 48 · INDICES DE RÉFRACTION · texte numérisé non relu

INDICES DE RÉFRACTION

Dispersion. — On ne saurait parler d'indice de réfraction, pour une substance, sans spécifier la vibration correspondante. Il y a, en effet, aulant d'indices que de vibrations de périodicité différente, c’est-à-dire une infinité.

Généralement, l’indice de réfraction augmente quand la longueur d’onde diminue.

Nous avons donné précédemment la formule de dispersion de Cauchy.

La dispersion totale produite par un prisme se mesure par la différence des indices relatifs à la raie H et à la raie B de Fraunhofer. k

Les dispersions partielles varient suivant les régions du spectre.

Les rapports de dispersion de deux substances dépendent des raies que l’on compare.

Nous donnons dans le tableau suivant ces rapports pour l’eau et l'essence de térébenthine comparées au flintglas.

| | cn D-C | E-D | F-E | C-F | H-G SUBSTANCES &-8 | D-C | E-D FE | CF | HG

Pinto eau rar enr sul 2 486| 2.871| 3.073| 3.193| 3.640! 3.726 — et essence de térébenthine, . .| 1.868| 1.844| 1.883| 1.843| 1.861| 1.899

LC he

On voit que les rapports des dispersions partielles pour diverses régions du spectre sont très-différents. Pour l’eau et le flint, ces rapports varient de 2,486 à 5,726; pour l’essence de térébenthine et leflint, les variations proportionnellement moindres, sont comprises entre 1,845 et 1,899.

Les indices de réfraction relatifs aux principales raies ont été soigneusement déterminés, pour un grand nombre de liquides, par plusieurs physiciens, notamment M. Baden-Powel (1), MM. Gladsione et Dale (2).

Certaines subslances manifestent une dispersion anomale, c’est-à-dire, ne devient pas les radiations simples suivant l’ordre des longueurs d'onde.

M. Leroux (3) avait déjà remarqué que la vapeur d’iode réfracte plus fortement le rouge que le violet, lorsqu’en 1870, M. C. Christiansen (4) observa une anomalie de ce genre dans une dissolution alcoolique de fuchsine ; le violet était le moins dévié, le jaune l'était le plus, le rougese plaçait entre les deux; le vert et le bleu étaient absorbés; l'aspect du spectre observé était celui d’un spectre normal dont on aurait juxtaposé les deux extrémités et supprimé la partie verte.

Pour mieux montrer l’anomalie de la dispersion, nous donnons un tableau des indices des principales raies de Fraunhofer pour diverses concentrations.

(1) Pogg. ann. Bd. LXIX, s. 110.

(2) Chem. Soc. J. ) III, 108.

(3) Compt.-rend. 1862.

(4) Pogg. ann. CXLIIT, 250 - 259.

Page 1