‹ Propriétés optiques des MusclesChapitre 105 sur 142 · SL · texte numérisé non relu

SL

N° 101, — Bandelette de caoutchouc « Para pur ».

Biréfringence positive. Longueur initiale 13 mm. (non tendue). Biréfringence mesurée perpendiculairement à la largeur de la bandelette (fig. 67).

AL eX e x SR DR PR te no Al AN 4 pi ue son ee © nee

mm, ue mm,

N° 37. — Bandelette de caoutchouc, feuille anglaise.

Biréfringence positive. Longueur initiale (non tendue) 8 mm. Biréfringences rectangulaires (fig. 66).

AL eiXi ei EX €; X, X> (XX) (Xi—X:) mm. up MI. uu mm.

4 4132 0:42 360 0,21 0,440 1041725) 0,6 — 16 » 6 160 0,38 445 0,18 4 » 2% » 9,6.140—7 — 20 » 8 350 0,32 530: 0,16 : 40: » 23200) SSD — 23 » 10 350 0,32 800 0,15 10 » LE NS) D5 8) — 43 y» 12 430 0,28 S30 0,15 16 » HD) 88 » — 39 »

14 470 0,28 930 0,15 16 » 6% » 99 » — 46 » 16 470 0,26 1.160 0,14 18 » SR CD TlAT — 64 » 18 530: 0,95: 4.270 0:15 21% 96 » 200 » — 15 » 20 830 0,2% 1.500 0,12 36 » AOD DDR) —114 »

— dt —

N° 91. — Fil de collodion.

Biréfringence + ; longueur initiale : 5 mm. Déjà biréfringent avant la traction (fig. 67).

AL eX e X rm ue mm, 0 10 0,68 0,16, 4077 1 150 0,58 250 d 2 520 0,44 11 3 Rupture

X (ae J Fig. 67. — Para (n° 1014) et collodion (n° 91).

d(X1 — X,) dL

Etude de pour les muscles.

Il est extrêmement important d'étudier, non seulement la déformation longitudinale de la surface des. indices, des muscles, mais encore sa déformation transversale, c’est-à-dire la différence X, — X, (qui représente %'m — #'p).

En examinant, dans des tableaux tels que les précédents, les valeurs de X, et X, depuis le début des extensions jusqu'aux irrégularités des premières ruptures partielles, on constate que la différence (X, — X,) des muscles ne tend pas nécessairement vers zéro. Elle varie, croissant dans certaines portions, décroissant dans d’autres, pouvant également rester constante, mais sans manifester une tendance vraiment générale à tous les cas pour une augmentation ou une diminution de l’excentricité.

4° Il paraît y avoir un changement d’allure de la variation, coïnci-

dx

Je rappelle que nous avons déjà constaté, dans les courbes TL * stades principaux,

992 — un changement d’allure au passage de la période d’extension à la

dant approximativement avec le passage de la période d’extension à la période d’étirement.

période d'étirement.

Voici les valeurs des tableaux précédents pour les

indiquant le sens des variations. Les courbes ci-jointes (fig. 68) indiquent

les détails de ces variations.

énAr a RME 2 [IA 11 OS ENTE Æ \ Le) 20 © GI A LUE à NS Le COREE = Dés ++++ nu Xe 5 FE Ho ch S HE HE 138 3 > CH | METZ © LEELCE EEE EE = e” EN E EEE HE L # 0 EU Li [| UE ” [WII © A [Al [| NT 1 [UN © CR EEE Reel EU 5 s=E ST = = C5) TS ED $ s 8È CRETE = sas | 1+11I rc) et n ES + | un a a PRES [| CS Fu CT 7 S S \ 5 F2 < = à { es = 1 Ps CFE 1 HAE d < HE mur | | T = | f\ Ÿ D e DANCE Sa ER « [ge] à [\ es sien | 2 HSE [|] —— ee] FRS D © SE 80 a ES ï à à cé DES CDI 9 10 IE = Ex Eù NO EN D GI = er - à

Un certain nombre de caractéristiques intéressantes semblent se dégager des variations de ces différences :

a) Pendant la période d'étirement, la différence (X, — X,) tend, pour la plus grande partie et surtout pour la dernière partie, à s'éloigner de Zéro.

b) La période d'extension au contraire, montre des différences peu variables au voisinage immédiat du zéro, ou tendant nettement vers zéro. Un seul cas (n° 17) nous a montré une croissance de la différence.

2° A certains stades, la différence (X, — X,) passe par zéro, c'est-àdire que le faisceau de fibres s’y comporte, approximativement, comme un uniaxe (ou plus exactement, est le plus près d’être uniaxe).

L'interprétation de ces divers faits donne des indications intéressantes. Nous nous trouvons évidemment en présence de deux phénomènes différents, se substituant l’un à l’autre quand on passe de l’extension à l’étirement.

Je ferai ensuite remarquer que si la complexité de la surface des indices du faisceau des fibres dependait uniquement de différences locales (par des plissements, rétractions partielles, etc.) des biréfringences de fibres réellement uniaxes, cette complexité devrait s’effacer peu à peu, ainsi qu’on l’observe pour les accidents locaux, avec la tension : en effet, le muscle ayant Cté fixé, comme il a été dit plus haut, par ses insertions, la plupart des perturbations locales des fibres ne peuvent pas être permanentes, comme elles pourraient l'être pour des fibres rompues : elles tendent à s’effacer pour un certain degré de tension, les fibres qui avaient subi des rétractions locales se trouvant ramenées aux mêmes caractéristiques de longueur que les fibres voisines n'ayant pas subi ces rétractions. L'ensemble des fibres tendra donc, asymptotiquement, vers une égalité relative (1); or, nous voyons que toutes les fois que (X, — X,) passe par zéro, cette différence ne demeure pas nulle mais finit toujours par s'écarter du zéro : on doit donc en conclure que l'irrégularité optique générale finit par dépendre de propriétés irrégulières individuelles et fondamentales des fibres ellesmêmes.

Cette conclusion est à rapprocher de celle que nous avions déjà exprimée dans un chapitre précédent : l'asymétrie optique du muscle dépend des fibres elles-mêmes, et les perturbations locales ne font qu'amplifier des irrégularités fondamentales des éléments.

4. On sait que dans les muscles longs, à fibres parallèles, tels que ceux que nous avons employés, les fibres sont de la même longueur (Roux);

NE

Pour terminer, j'examinerai sommairement la diflérence (X, — X,) dans quelques courbes du caoutchouc.

Dans l'exemple cité plus haut (X, — X,) s'éloigne constamment de zéro d’une manière très régulière ; mais ce n’est pas une propriété générale-ainsi qu’on peut le voir par les valeurs suivantes :

Expérience cran en RE es N° 37 Caoutchouc feuille anglaise — 0,5 — 0,39 — 414 (10-4) N°41 » » » — 8,3 — 6 — 17 N° 45 » Para pur +22 +57 — 1 N2939 » » 0 — 6 — 4 HAS

Les différences entre les deux premiers et les deux derniers échantillons paraissent en rapport avec leurs propriétés élastiques : les seconds sont des caoutchoucs à deux sortes d’élasticité, l’élongation au delà d'une certaine limite de déformation faisant passer d’un système d’élasticité à un autre. Les premiers échantillons au contraire n’ont qu'une élasticité. Dans les seconds, la déformation semi-permanente qui correspond au passage entre les deux zones d’élasticité différentes coïncide approximativement avec les perturbations de (X,—X,); ici encore nous avons affaire à deux phénomènes superposés.

Interprétation des expériences de déformation par traction.

Les déformations longitudinales et les déformations transversales des surfaces des indices des muscles déformés par traction nous amènent à conclure à la superposition de deux phénomènes différents se substituant l’un à l’autre quand on passe de la période d’extension à la période d’étirement : nous sommes évidemment en présence d’un système diphasique dont les deux phases interviennent à des moments différents, |

Deux remarques peuvent être intéressantes à ce sujet :

L° Cette transformation des effets des deux phases combinées est-elle en rapport avec un changement d'allure de la variation des modules d’élasticité ?

À priori, on peut penser la chose possible, étant donné que le muscle, au passage de l’extension à l’étirement, se trouve tomber dans des élongations anormales où toute une série d’éléments qui ne sont que médio-

crement touchés pendant les déformations physiologiques de l'organe doivent être intéressés d’une manière plus directe (1).

Cependant, le phénomène, comme on va le voir, est loin d'être tou- Jours extrêmement net. Nous avons calculé le module de Poisson pour quelques-unes des expériences de traction précédentes où le passage de

l'extension à l’étirement pouvait se présenter. La formule employée a ste:

Voici quelques valeurs ; nous avons bien entendu calculé 5, et 6, pour les deux diamètres transversaux (fig. 69) :

Sn ee

NÉBRdeee \ Base

nu Et BE! En fe nE J RE La) Giffiatut T'= — . ne Fig. 69. — Courbe des coefficients d'élasticité « pour les expériences

ci-jointes.

4, Il serait intéressant de voir comment, à ce moment, se comportent au point de vue optique les éléments de la fibre qui sont isotropes à l’état ordinaire, tels que les stries I par exemple : malheureusement le dispositif expérimental de la traction, qui nécessite l'isolement de la fibre dans l'espace, rend de telles observations assez délicates, et il est difficile de distinguer des phénomènes de dépolarisation dus au contact de l’air, de vraies biréfringences.

N° 25. — Geniohyoïdien de Grenouille:

AL CP c,

1 mm. 0,99 125

3 9 0,44 0,83 / Début d’étire- 4 » 0,41 ee ment.

Page 1