‹ Propriétés optiques des MusclesChapitre 24 sur 142 · PE CT · texte numérisé non relu

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une lentille de Bertrand à une seule lentille, de façon à ne point trop absorber d’ultra-violet, déjà en partie très éliminé par les prismes en verre eux-mêmes.

La source lumineuse employée à été exclusivement l'arc électrique, fonctionnant sur courant continu de 110 volts avec une vingtaine d'ampères.

Après divers essais comparatifs avec des lampes à inçcandescence ordinaires ,des becs Auer, et des Nernst, qui eussent donné des spectres continus ou à peu près continus, j'ai préféré l'arc pour plusieurs raisons : d’abord son intensité, qui permet de réduire le temps de pose et évite par conséquent toutes sortes d’inconvénients (modifications des préparations, voiles photographiques amenés par des lumières parasites ayant pu diffuser au niveau de l'objectif, risques de dérangements de l'appareil, etc.) ; ensuite l'extension de son spectre dans l’ultraviolet, assez faible ou nul dans les autres sources. Enfin, l’existence des raies brillantes d’émission, absolument indispensables dans les délicats repérages dont il sera question plus loin pour la localisation de l’absorption: dans les spectrogrammes extrêmement faibles que l’on obtient dans certaines de ces opérations, il est absolument illusoire de chercher à déterminer des bandes d’absorption directement, comme on le ferait par exemple pour une étude de lhémoglobine. Le seul procédé pratique est de repérer un certain nombre de raies importantes, et de surveiller leur disparition. Les résultats sont peut-être moins esthétiques puisqu’une bande peut se trouver ainsi dissociée en trois ou quatre raies, mais il me semble qu'ils y gagnent en précision.

Nous avons employé diverses sortes d’électrodes, dans de nombreux essais (fig. 6): d’abord, les électrodes en charbon ordinaire, très commodes mais qui donnent un spectre malheureusement très inégal, avec de fortes bandes, malgré d'assez nombreuses raies d'émission tenant aux impuretés. Nous avons eu avantage à augmenter le nombre de ces raies en ajoutant des parcelles de cadmium dans le cratère. D’autres essais ont été faits avec des associations d'électrodes métalliques et d’électrodes en charbon. Voici les plus importantes : Arc charbon:-fer, obtenu, soit avec des charbons à âme métallique (la mèche remplacée par une tige de fer), sait avec une électrode en fer et l’autre en charbon. Très commode et possédant de très nombreuses raies ; malheureusement la région jaune, très faible par elle-même au point de vue photographique, n’a que peu de raies par rapport à l'ultra-violet. Il y a intérêt dans ce cas à employer en guise d’écran un condensateur, dont la lentille en verre diminue un peu l'intensité de l’ultra-violet et compense par conséquent dans une certaine mesure,

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