‹ Propriétés optiques des MusclesChapitre 30 sur 142 · I : SUO9Y · texte numérisé non relu

I : SUO9Y

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Muscles d'Ecrevisse : préparations planes.

Nous indiquerons ici les résultats de deux séries de préparations de 0,5 mm. et 1,5 mm. d'épaisseur environ, comme Justification des éliminations énoncées plus haut au moyen des préparations en biseau. Ces séries ont été faites pour plus de sûreté au moyen d'autres sortes de plaques (ortho À de Lumière). Pour simplifier, nous n’avons comparé que les spectrogrammes du muscle et du sang, les caractéristiques de la source étant évidemment représentés dans ceux-ci. Ces résultats ont été vérifiés avec deux séries d'épaisseur de sang, de 1 et 2 mm. Il est intéressant de remarquer que nous avons ici au contraire de l’expérience précédente, des épaisseurs de sang plus grandes que les épaisseurs de muscles qui leur sont comparées. Il est également à noter que les clichés obtenus avec les ortho À sont beaucoup plus faibles que ceux faits au moyen des chromo-isolar ; quelques bandes en seront par conséquent élargies (Tableau à la page suivante).

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Fig. 8. — Schéma du spectre des muscles d’Ecrevisse. m, bandes musculaires ; s, bandes sanguines.

On trouvera ci-joint (fig. 8) un schéma de l’absorption du muscle d’écrevisse synthétisant les résultats précédents. Ce schéma servira également pour la discussion qui doit suivre et la comparaison avec les spectres de Mac Munn.

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Les bandes de la myohématine dans le spectre de l’Ecrevisse

Il est curieux de comparer les spectres que nous venons d'obtenir avec ceux de Mac Munn (voir spectre n° 5 de la figure 2 où sont représeutés les principaux résultats de Mac Munn). On sait que celui:ci a déclaré n'avoir pas trouvé la myohématine dans les muscles de l'Ecrevisse autres que les muscles cardiaques. Or, nous trouvons dans nos spectres un certain nombre de bandes qui coïncident exactement avec plusieurs des bandes de Mac Munn :

1° Bande 1.4-2 (576-570) coïncidant avec la bande n° 2 du spectre du cœur de l'écrevisse ;

2° Bande E-h (326-517) coïncidant avec la bande n° 4 du même spectre ;

3° Banle //,5-12,5 (500-496) correspondant peut-être à une partie de la bande n° 5 ;

4% Bande 18,5-20,5 (467-460) correspondant sans aucun doute au début de la bande bleu-indigo de Mac Munn.

Nous trouvons-nous nous donc en présence de myohématine, contrairement à l'opinion de Mac Munn? L'absence de différenciation de la bande n° 3 du spectre de Mac Munn est peut-être une question d’épaisseur de préparation; nous voyons dans nos préparations épaisses notre bande 576-570 s'élargir vers 555,ce qui empiéterait déjà sur la bande n° 3 de Mac Munn. Nous ignorons d’ailleurs les dimensions des préparations de cet auteur.

Par contre, il faut bien noter que ce sont les bandes les moins constantes du spectre de la myohématine que nous trouvons ici, à l'exception de la seule bande 53 76-570 qui est ahsolument générale.

Il est difficile de tirer de là une conclusion pour ou contre la myohématine, et il faut peut-être se borner pour le moment à enregistrer ces coïncidences. Toutefois, si l’on admet que les diverses bandes d’absorption du spectre d'une substance sont caractéristiques de radicaux ou de groupements prosthétiques déterminés, on peut en déduire logiquement sans trop d’imprudence que les corps produisant l'absorption dans le muscle abdominal de l’Ecrevisse, sont d’une constitution assez voisine de celle des corps produisant l’absorption dans le muscle cardiaque de cet animal, et définis sous le nom d'ensemble de myohématine.

Des rapports du spectre musculaire avec le spectre sanguin chez l’'Ecrevisse.

Nous avons indiqué précédemment, à propos des premières éliminations, quelles bandes du spectre brut des muscles d’Ecrevisse coïncicidaient exactement avec des bandes du sang, et nous avons exprimé également l'incertitude où nous devons rester dans l'attribution de ces bandes, par suite des doutes sur le rôle du sang interstitiel dans leur production ; ces bandes, comme nous l'avons dit, sont comparables comme extension et comme allure d'intensité, avec celles que l’on serait en droit d'attendre de ce sang interstitiel dans les limites assez larges d'épaisseur que nous lui supposons. Nous résumons ces bandes sanguines douteuses du spectre d'Ecrevisse :

a) Bande très légère 5-16 environ (545-470);

b) Raie 24,9 (446);

c) Bande légère 25-35 environ (440-420) ;

. d) Raies 44 et 45 environ (404-402) ;

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