‹ Prose (volume 2)Chapitre 22 sur 87 · UNE TOMBE AU PRINTEMPS · texte numérisé non relu

UNE TOMBE AU PRINTEMPS

A H. GI ACÙM ELLI

La vieille croix s'efïrite au fond du cimetière, Mais avril embellit le signe des douleurs; La fauvette y fait halte, et de ses douces fleurs Un sauvage églantier la couvre tout entière.

La voix du rossignol vaut bien une prière,

Et moins que la rosée un regret a de pleurs.

Dans ces parfums, dans ces chansons, dans ces couleurs,

On sent revivre ici l'immortelle matière.

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