ACTE TROISIfcME
Malheur a qui se met mitre nous ! Je me venge ! Je neveux que moiseule, a jamais, dans son coeur!
0 deesse infernale a qui mon nom me mele, Ma sombre royaute de la tienne est jumelle : Toi loin du jour, moi loin de l'amour, deuil pareil, Nous sommes, 6 ma soeur, deux reines sans soleil !
Squarocca accourt.
Toi, deja!
SCfiNE III
PROSERPINE, SQUAROCCA.
SQUAROCCA.
Les voici ! Leur voiture s'arrete A deux cents pas de nous ! — Tu tiens au tete-a-tete Avec elle?
PROSERPINE, sombre.
Oui!
SQUARROCA.
Je vais la mettre sous ta main.
Mais sois tres prompte : il faut depecher ces besognes,
f K'^ii^^ive la tempo poses- sxu^a.iejiaip# et rouvre la porte qu'il avait fermee
La! Chantons maintenant la chanson des ivrognes Pour les mieux guider en chemin !
Proserpine reprend sa place aupres du feu, ramenant sur ses yeux le capuchon de sa mante. Squarocca, assis, boit une gorge'e a sa gourde, puis entonne bautement sa chanson.
SQUAROCCA.
Yin qui rougis ma trogne,
Qu'as- Tu fait de mes ducats?
Grog ne Le venerable ivrogne.
Pour-la soif que je sens
Procbe, Je fouille dans ma poche,
Sans Y trouver ces absents.
Que buvons-nous, en somme?
Nous, Des doublons jusqu'aux sous !
Comme Les cruches vident Phomme !
Lorsque le buveur croit
Boire, II va contre Phistoire
Droit :
C'est le vin qui nous boit!
Murmure do voix au dehors.
Tu les entends?
On voit paraitre Rcnzo et Angiola. Squarocca se love et va au-devant d'eux. Proserpine s'est redressee, le regard ardemment fixe sur Angiola.
Elle est belle, la miserable^!