ACTE QUATRIEME
Mon triste coeur n'ayant plus qu'un souci, Reine partout, je viens etre servante ici.
J'ai longtemps resiste, j'ai souffert le martyre!
Quand je te repoussais, helas!
C'6tait pour echapper au furieux delire Qui pouvait a l'instant me jeter dans tes bras !
SABATINO.
Ah ! J'£pouse une vierge adorable et celeste ! Que m'importe le reste !
De quel droit venez-vous, Avec vos reves fous, Troubler ici mon reve? Un jour divin se leve, Spectre des jours passes, A tout jamais disparaissez !
Tu comprends que voici maintenant une porte Dont je ne puis franchir le seuil qu'aimee ou morte! Mon orgueil est brise, mon humble cceur est pret Qu'ordonnes-tu de moi? Prononce mon arret.
SABATINO.
Je pourrais en ceci voir encor votre haine! Ghoisir pour m'honorer d'une pareille scene L'heure oi ma femme arrive ici!...
JERPINE, violemment.
Je t'aime! quoi!
Tu doutes que je t'aime h plein coeur, quand c'est moi Qui te le dis !
SABATINO.
Amour ou vengeance?
Je t'aime!
SABATINO.
5, en verite
PROSERPINE, egarec.
Mon Dieu!
Apres ce que je fais, quand je suis en ce lieu! Oui, c'est vrai, tu no peux pas me croire, pas meme Sije meurs! ^x^>
■ — Mais voyons, tout cela, c'est passe. Je conviens que j'avais fait un reve insense! Je suis a tes'pieds, moi, qu'on nomme Pinhumaine; Tu ne me garderas qu'un mois, une semaine, ^s*' Puis tu Pepouseraslje serai ton jouet.
II reste immobile. Apres un silence
Ton esclave..* Pourquoi restes-tu la, muet?
SABATINO, peniblcment.
L^garement ou vous etes m'accable; Mais un abime est ouvert entre nous!
Vraiment, adieu !
PROSERPINE, d'une voix glacte.
C'est votre arret.
SABATINO.
Irrevocable !
Ah! je me suis pourtant trainee a vos genoux! Nous devons, je Pai dit, vivre ou mourir ensemble. Je te le dis encor!... Tiens, je t'adore! Tremble!