‹ Proserpine (volume 2)Chapitre 35 sur 36 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

ANGIOLA, riant.

II me reste huit jours pour dire : Non !

Pres de lui, tres doucement.

Je t'aime !

SABATINO. (Ce qui suit en forme d'enserable.)

0 divin ravissement !

Le Paradis est sur terre.

lis s'aiment ! Affreux tourment !

, f s , ANGIOLA.

Ei> ton seul amour j'espere.

SABATINO.

Tu m'appartiens pour toujours.

ANGIOLA

Je suis a toi pour toujours.

0 desespoir, 6 colere !

Je briserai leur chimere !

Maudites soient leurs amours !

SABATINO et ANGIOLA.

VienSj suivons dans la lumiere Notre radieux chemin, Sans regarder en arriere, Sans songer au lendemain !

Lache ! quelle joie amere Je goute a les ecouter.

Pourquoi done tant hesiter !

SABATINO et ANGIOLA.

Viens; dans nos beatitudes, Les jours, les ans passeront, Sans jamais nous etre rudes, Sans assombrir notre front.

Nous emportons en nous-memes Un bien qu'on n'achete pas.

SABATINO.

Reste a jamais, si tu m'aimes, Sur mon coeur et dans mes bras!

ANGIOLA

Oui, je vivrai, si tu m'aimes, Sur ton cceur et dans tes bras !

Haine infernale, es-tu morte Ou resignee a 1'affront ?

Que ta puissance Temporte !

La mort plane sur leur front.

Voila leur adieu supreme !

Non, je ne pardonne pas!

Qu'elle meure, puisqu'il l'aime !

Qu'elle meure dans ses bras !

Celle-ci ne t'aura pas non plus!

Elle a surgi entre eux et frapp© Angiola d'un coup de stylet*

Miserable ! ^

Jl arracUe le stjtctTies maifw --de Ptf

PROSERPINE, tombant.

Merci; ^t^000^^00^

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