ACTE QUATRIEME
ANGIOLA, riant.
II me reste huit jours pour dire : Non !
Pres de lui, tres doucement.
Je t'aime !
SABATINO. (Ce qui suit en forme d'enserable.)
0 divin ravissement !
Le Paradis est sur terre.
lis s'aiment ! Affreux tourment !
, f s , ANGIOLA.
Ei> ton seul amour j'espere.
SABATINO.
Tu m'appartiens pour toujours.
ANGIOLA
Je suis a toi pour toujours.
0 desespoir, 6 colere !
Je briserai leur chimere !
Maudites soient leurs amours !
SABATINO et ANGIOLA.
VienSj suivons dans la lumiere Notre radieux chemin, Sans regarder en arriere, Sans songer au lendemain !
Lache ! quelle joie amere Je goute a les ecouter.
Pourquoi done tant hesiter !
SABATINO et ANGIOLA.
Viens; dans nos beatitudes, Les jours, les ans passeront, Sans jamais nous etre rudes, Sans assombrir notre front.
Nous emportons en nous-memes Un bien qu'on n'achete pas.
SABATINO.
Reste a jamais, si tu m'aimes, Sur mon coeur et dans mes bras!
ANGIOLA
Oui, je vivrai, si tu m'aimes, Sur ton cceur et dans tes bras !
Haine infernale, es-tu morte Ou resignee a 1'affront ?
Que ta puissance Temporte !
La mort plane sur leur front.
Voila leur adieu supreme !
Non, je ne pardonne pas!
Qu'elle meure, puisqu'il l'aime !
Qu'elle meure dans ses bras !
Celle-ci ne t'aura pas non plus!
Elle a surgi entre eux et frapp© Angiola d'un coup de stylet*
Miserable ! ^
Jl arracUe le stjtctTies maifw --de Ptf
PROSERPINE, tombant.
Merci; ^t^000^^00^