VINCENT, SOPHIE, M™ RIGAULT, FANNY
DROUILLET, sortant du cabinet de Uigault;
RIGAULT
DROCILLET.
Qu'y a-t-il donc ? qu'est-ce que c'est? (Apercevant Vincent.) Que vois-je? par oii êtes-vous venu , et comment avez-vous fait pour vous échapper?.
VINCENT, à part.
Allons , voilà ce vieux cauchemar de père Drouillet, à pressent ! il ne manquait plus que ça.
MADAME RIGAULT, avec joie.
C'est lui ! il adore votre fille.
DROUILLET.
Je le sais, parbleu! bien, et il ose la poursuivre jusqu'ici?... mais comment a-t-il fait? Je viens de le conduire en prison.
M. et MADAME RIGAULT, stupéfaits.
Mon fils?
DROUILLET, étonné.
Comment , votre fils ! c'est votre fils?
VINCENT
Mais , dame !
DROUILLET, le désignant, et avec volubilité.
Ca?... cet homme-là?... Celui-là ? qui est là?
RIGAULT
Sans doute.
DROUILLET.
Mais j'affirme sur l'honneur qu'il y a uTTé demi-heure, je l'ai fourré à la préfecture, pour avoir enlevé une Anglaise.
Ves! depuis trois jors !
DROUILLET.
Il est donc venu ici par la vapeur ou par le télégraphe?
VINCENT, souriant amèrement.
• Ah! ciel de Dieu! je ris malgré moi. Voilà oii on voit que des vieillards battent la breloque, quand ils soutiennent qu'ils ont mis en prison , il y a une demi-heure , des jeunes gens qui sont ici depuis ce matin...
DROUILLET, dans le plus grand étonnemcnt. Depuis ce matin ?
TOUS, excepté Fanny.
C'est vrai.
DROUILLET.
Air : Grand Dieu! quelle nouvelle (du Philtre). Quel est donc ce mystère?
TOUS
Ce n'est point un mystère.
DROUILLET.
Qui trompe-t-on ici?
TOUS
Vous vous trompez ici.