COMMISSION DE L A C < > N S E K Y A T I 0 X
Années
Hautrurâ en pds.
et pcs.
Croissance en pds.
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Diamètre 18 pcs. au-dessus du sol
Plantage dans l'Ontario*
Il y a dans l'Ontario deux classes de terres qui devraient être toujours réservées à la culture forestière. Ce sont, premièrement, les petites parcelles de terres non arables répandues parmi d'autres bonnes terres agricoles ; et, deuxièmement, de grandes étendues successives, impropres à l'agriculture, que l'on trouve en plusieurs parties de la province. On a calculé qu'il existe, dans les parties de l'Ontario déjà colonisées (au sud de la rivière Ottawa) un total d'environ 8,500 milles carrés de terres boisées appartenant aux cultivateurs. On peut, en toute sûreté, avancer qu'il existe, en plus des terres a bois déjà taxées, une autre superficie de 8,500 milles carrés qui n'est bonne qu'à la production du bois.f
Pour encourager les propriétaires particuliers à boiser de pareilles terres, le ministère provincial de l'Agriculture a adopté un plan de coopération défini et étendu. Le ministère entreprend, autant que les moyens dont il dispose le lui permettent, d'aider aux cultivateurs à boiser en forêt leurs lots à bois, en fournissant un de ses employés pour diriger la préparation du sol, choisir les variétés à planter et enseigner la manière de les planter et de les entretenir après le plantage. Le ministère s'efforce aussi de fournir, gratis, des jeunes plants ou des boutures en nombre suffisant pour couvrir deux acres pendant une saison, à quiconque en fait la demande.
Le propriétaire, de son côté, est tenu de préparer le sol, de planter les arbres et d'en avoir soin, et d'effectuer tout le travail qui touche aux plantations, suivant les instructions du ministère. On conseille surtout de planter les parties incultes de la ferme, telles que les flancs des collines, les endroits sablonneux, rocheux ou graveleux, les marais et les parties de la propriété coupées par un cours d'eau ou autrement. Cependant, en certaines localités sans bois, il peut être désirable de planter sur de bonnes terres arables, au choix du fermier.
* I • . • indications officielles du ministère de l'Agriculture et d'un rapport [1 I 1 / ivita l "!■ stier Provincial.
tpporl but 1'- rebobemenl det terra beultea dam le sud de l'Ontario, par I. .1 Zavitz, du ministère de l'Agriculture, lîK>8.
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C'est en 1906 que l'on a commencé les premières distributions d'arbres de la manière susmentionnée. Depuis lors, on en a distribué environ un demi -million. Pendant 191 2, 375,000 plantes ont été distribuées, — c'étaient principalement des essences toujours vertes, telles que les pins blancs et les pins d'Ecosse. Ce plantage a été fait surtout sur des bandes de terrains incultes et sur des formations sablonneuses. Les plantations sont d'une acre ou deux en superficie ; cependant on a boisé de grandes étendues à la station forestière du comté de Norfolk, et en deux ou trois cas, par exemple, dans le bassin de la ville de Guelph une trentaine d'acres ont été plantées. Les plantations sont réparties en quarante-deux comtés, mais la plus grande partie du plantage a été effectuée dans le sud-ouest de l'Ontario.
La station forestière du comté de Norfolk, où sont situées les pépinières, a été établie en 1909. Elle renferme maintenant 1,500 acres et on devrait l'agrandir encore. Le sol de cette station renferme des pins de seconde pousse, des chênes nains, des champs abandonnés, des formations de sable mouvant ; il y a donc toutes les variétés de terrains propres aux expérimentations. On voit en cette station une centaine d'acres en plantations expérimentales, et les pépinières renferment un million et demi de plantes en couches et en rangées pour plantages futurs. Le travail à cette station fournit aux étudiants de la faculté forestière de l'université de Toronto l'occasion de mettre en pratique l'enseignement théorique qui leur est donné.
On ne saurait trop conseiller d'utiliser, autant que possible, les terres incultes. Malheureusement, les colons ont déjà pris possession d'une grande partie de pareilles terres dans le sud de l'Ontario, et l'on constate les désastreux effets de leur culture par la pauvreté et la dégénérescence de la population. La province comme telle, ne saurait tolérer un pareil état de choses ; ces terres devraient être retirées de la culture agricole, les habitants établis ailleurs et le sol utilisé pour la culture forestière. Des incendies répétés ont tellement ravagé les arbres porte-graines de valeur qu'il faudra recourir au plantage pour le reboisement. M. E. J. Zavitz, Forestier Provincial, a dit, avec raison, que la seule solution du problème de ces terres incultes est l'adoption d'une politique qui aura pour objet de les mettre graduellement sous forêt et de les administrer par une agence gouvernementale. La principale responsabilité incombe nécessairement au gouvernement provincial, mais, en certains cas, la coopération fédérale serait justifiable.
D'un autre côté, les municipalités pourraient aussi contribuer leur part à la solution d'un tel problème. Des dispositions à cette fin ont été établies par l'adoption de la "The Counties Reforestation Act," loi du reboisement des comtés, votée par le Parlement Provincial, le 24 mars 191 1, (Chapitre 74, 1, George V. 191 1). C'est à la demande du
conseil de comté du comté de Hastings que nous devons cette loi. Ce décret est général de sa nature et prévoit, en certains cas, à l'adoption de règlements municipaux d'un comté quelconque, à l'efïet d'autoriser par achat, bail ou autrement, des terres reconnues propres au reboisement. Il renferme aussi des dispositions ayant trait au plantage, à l'entretien et à la protection du bois sur pareilles terres ; il confère, en outre, le pouvoir d'émettre des obligations jusqu'au montant de $25,000 avec échéance à toute date, pour l'achat de telles terres.
Le conceil de comté du comté de Hastings, en vertu de cette loi, s'est rendu acquéreur de 2,200 acres de terres déboisées dans le township de Grimthorpe, à raison de 17c. par acre, pour cause de taxes impayées. On se propose d'acquérir d'autres terres déboisées. Actuellement, le comté s'occupe de protéger ces terres contre les incendies et de les repeupler au moyen d'arbres porte-graines qui y restent. Il est toutefois probable que le plantage sera possible plus tard. Le conseil du comté de Peterborough a formé tout dernièrement un comité forestier, chargé d'étudier la question de suivre l'exemple du comté de Hastings.
Plantage dans Québec*
Le ministère des Terres et Forêts dirige depuis 1908 une pépinière à Berthierville, où, sur une terre qui appartient au ministère, 30 acres sont mises en culture forestière, de ce nombre 3 sont en pépinière. C'est aussi sur cette ferme que l'on enseigne, aux étudiants de la faculté forestière de l'université Laval, des leçons de plantage d'arbres.
La pépinière de Berthierville est appelée à fournir les plants nécessaires au reboisement de 15,000 acres de sable mouvant dans le comté d'Argenteuil, dénudées par des exploitations forestières sans merci ; ce sable menace de destruction totale un certain nombre de bonnes fermes du voisinage.
Le ministère a acheté de quelques cultivateurs de Lachute environ 350 acres de sable mouvant, à raison de $1.00 par acre. Il a été convenu que les anciens propriétaires pourront, dans l'espace de 15 années, racheter ce qu'ils ont vendu, en remboursant le coût du relient, plus les intérêts à 4 pour cent. Toutefois, le ministère se porte garant que les anciens propriétaires ne seront pas tenus de payer plus de S10.00 par acre, l'excédent, s'il y en a, constituera la part que le gouvernement aura contribuée au travail.
On a commencé le travail de plantage en mai 19 12 ; en cette année 25 acres ont été plantées en pins blancs, épinettes blanches et frênes
* Pinsé dans un rapport .lu ministère dee Terrée el Forêts, et dans les données
fourii I. G. C. Piché, Forestier du miniatôn-.
-PLANTATION DE PINS ÉCOSSAIS DE ONZE ANS, TERRES DE L'ÉTAT DE N. Y. PRÈS DE LA JONCTION DE CLEAR LAKE, RÉSERVE DES ADIRONDACKS
PLANTATION DEVINS ECOSSAIS, COUPE DU COLLEGE. AXTON, RÉSERVE DES ADIRONDACKS Les arbres ont environ rs ans d'âge
verts. Le sable, sec à la surface, est humide à une profondeur de trois pouces, de sorte que les conditions sont favorables au plantage.
Le ministère se propose de suivre le même procédé sur les autres terrains sablonneux incultes de la province, principalement dans les environs de Berthier, de Contrecœur et de Tadousac ; mais il n'a pas l'intention de reboiser toutes ces étendues ; son but est plutôt de montrer que leur reboisement est possible, et d'encourager les propriétaires particuliers de pareilles terres à suivre son exemple. On espère empêcher ainsi le sable mouvant de se répandre sur les terres agricoles, à l'exemple du gouvernement Français dans les Landes. Une partie des plants de la pépinière de Berthierville est destinée à être distribuée aux cultivateurs qui désirent boiser leurs terres.
Les provinces de l'Ontario et de Québec renferment de vastes étendues de terre que l'on n'aurait jamais dû défricher. Il a fallu abandonner quelques-unes de celles qui ont été autrefois habitées. Sur quelques-unes il reste encore un peu de bois. D'autres terres impropres à l'agriculture n'ont jamais été mises en rapport, mais le bois a été abattu de temps à autre, et elles sont encore propriétés provinciales. Afin d'utiliser ces deux classes de terres, et les faire contribuer au bien-être public local, on a préparé un plan de réserves forestières cantonales, par lequel toutes terres impropres à l'agriculture, vacantes dans un canton donné, sont mises ensemble et converties en réserves.
Les fermiers ou colons des paroisses environnantes auront la permission d'abattre du bois sur ces réserves aux conditions suivantes : il sera permis d'abattre du bois sur un vingtième de l'étendue boisée ; aucun permis ne comportera plus de 10,000 pieds, mesure de planche ; les permissionnaires seront tenus de payer la moitié des droits sur réception du permis, et la différence lorsque le bois aura été abattu, lequel devra être empilé et mesuré par l'agent du ministère. La limite du diamètre de grosseur est la même que celle fixée sur les terres de la Couronne, et les droits sont aussi les mêmes.
De cette manière il sera créé, dans les environs de chaque village, de petites forêts d'une superficie de 2,000 à 15,000 acres, plus ou moins en carrés, où les cultivateurs pourront abattre assez de bois pour suffire à leurs besoins réels.
Il y a maintenant huit de ces réserves ; elles couvrent 255,000 acres, et on a préparé des plans pour en établir douze autres ; il y aura alors plus de 250,000 acres en réserves cantonales. Trois étaient en exploitation en 19 12 et ont donné des résultats satisfaisants. Cette année le ministère commencera un inventaire d'au moins 5 d'entre elles, afin de préparer des plans pour l'exploitation de chacune.
On se propose d'établir chaque réserve d'une manière intelligente, par la construction d'un bon système de routes et de sentiers, par la
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pose de lignes téléphoniques, la construction de postes de surveillance et de maisonnettes pour les gardes. Les parties dénudées seront reboisées plus tard. La reproduction est si bonne dans Québec que, partout où l'on peut empêcher les incendies de se déclarer périodiquement, la terre se couvrira bientôt de quelques espèces de bois, ordinairement du bouleau et du tremble. Le plan actuel a pour objet de permettre à la première végétationde se produire, de l'aider en certains cas, d'introduire ensuite des essences plus désirables sur des terrains préparés artificellement ou naturellement.
Plantage dans les Provinces Maritimes
Grâce à l'excellente reproduction naturelle qui suit généralement les exploitations forestières et les incendies, la nécessité du plantage artificiel ne s'est pas pas fortement imposée dans les provinces du Nouveau-Bruns\vick et de la Nouvelle-Ecosse. Le fait est que des terres dàj à déboisées se reboisent bien et peuvent être achetées à des prix inférieurs aux dépenses nécessaires aux reboisements artificiels. Il est également probable qu'un grand pourcentage des fermes sont ou partiellement boisées ou suffisamment rapprochées de terrains boisés, et que les besoins domestiques en fait de bois n'ont pas été pressants jusqu'à présent. En conséquence, le gouvernement provincial n'a pas, encore entrepris une campagne bien arrêtée pour encourager le plantage du bois.
Xul doute, cependant, que sous certaines conditions le boisement sera utile ; mais, de nos jours, le besoin le plus pressant c'est l'introduction de bonnes méthodes d'administration des forêts qui existent sur les terres des particuliers. En Nouvelle-Ecosse, ce besoin s'impose, vu que la plus grande partie des terres à bois sont aujourd'hui propriétés particulières. Au Nouveau-Brunswick, le pourcentage des terres boisées en possession individuelle est moindre, et la solution du problème forestier en ce pays devra être trouvée plutôt par l'imposition de règlements à l'effet de gouverner la coupe du bois sur les terres de la Couronne. Ce sujet a déjà été longuement étudié, bien que le gouvernement provincial n'ait pas encore placé un forestier d'expérience à la
de l'administration.
Nonobstant la situation temporaire, décrétée ci-haut, plusieurs j>etits commencements de plantations ont été entrepris par les particuliers. Sur les conseils, et grâce à Laide du professeur R. B. Miller de la faculté des forêts de l'université du Nouveau-Brunswick, une plantation de pins blancs d'environ quinze acres a été effectuée sur les terres du Or. A. R. M vers de Moncton, N.B.. et l'on a planté une ('Krale superflue en épinetti <1<- Norvège sur les terres de la Rhodes-Curry Co., en Nouvclle-1 ;es d'Amherst, N.B.
La plantation de Myers est située à environ 13 milles de Moncton, et est, je crois, la première du genre au Nouveau-Brunswick ; elle à été effectuée en 191 1. Le champ fut d'abord labouré et hersé, et les plants de deux ans furent disposés à cinq pieds de distance les uns des autres. On dit que toute la plantation est dans un état prospère.
La Rhodes-Curry Co., de Little River, N.E., voulant s'assurer s'il était possible de reboiser ses immenses terres forestières dévastées par des incendies, choisit, au printemps de 19 12 une petite parcelle pour essai de reboisement. L'endroit désigné est une colline dévastée par un incendie, sur laquelle ne survivent que quelques maigres sapins, épinettes et pins rouges. On enleva d'abord les branchages, les billes pourries et les autres matières inflammables et l'on clôtura le terrain pour le protéger contre les chevreuils; la plantation se compose d'épinettes de Norvège âgées de trois ans.
La Pejepscot Paper Co. a Salmon River N.B. a établi sur ses terres une petite pépinière depuis 191 1. Une pépinière semblable se voit sur les terres de cette compagnie à Cookshire, Québec. Ces pépinières n'ont qu'un but expérimental. La compagnie veut savoir si elle pourra reboiser des grandes étendues brûlées qu'elle possède, et qui ne se repeuplent pas naturellement d'une manière satisfaisante.
Le gouvernement de l'Ile du Prince-Edouard ne s'est pas encore occupé de reboisement, et l'on ne possède pas de données sur le travail entrepris à cette fin par les particuliers.