‹ Protection et libre-échange, quelques statistiques [microforme]Chapitre 34 sur 39 · G.T. CL · texte numérisé non relu

G.T. CL

$ (Pages 98.) Arrivages de farine, 684.8 :

(Pages 102.) 184,802 qrts 139,071 Arrivages de blé... 835,190 min, 6,382,902

En calculant cinq minots par baril de farine, nous avons donc un total de 11,087,357 minots. Sur ce montant, il faut allouer quelque chose pour le contingent fourni par la section du Bas-Canada audessus de Montréal. En effet, le même rapport de commerce nous indique page 37 que l’on a mis à bord des barges à Kingston, pour Montréal, seulement 4,196,244 minots de blé. Or, nous trouvons 6,382,902 minots dans le canal Lachine. Cette quantité s’est grossie des produits livrés sur la route, savoir 2,181,758 minots. Îly a tout le sud jusqu’à Caughnawaga et tout le nord depuis Matawan qui n’ont pu envoyer leurs produits ailleurs que par cette voie. Al- A LE le Ps Bas-Canada, 200,000 minots. Il est donc ve-

887; minots ontr e inc mt 3 re Loue Fe o hi étranger à la province de Québec,

Maintenant, ouvrez les rapports du commerce. ‘Vous verrez que la Province de Québec a exporté en Europe 6,292,469 minois de blé et 286,755 barils de farine, soit un total de 7,726,744. Le rapport de la Chambre de Commerce de Montréal, page 98, indique que Montréal a expédié en outre 586,571 barils de farine aux provinces d'en bas, soit 2,932,855 minots de blé, et page 101, 101,154, minots de blé. Ajoutez pour expédition semblable des autres points de la Province, disons 200,000 minots, voilà un total de 3:256,855 minots à retrancher encore du montant reçu. Cela fait donc un total de 11,013,599 minots, ou un surplus de 16,242 minots, produits par le Bas-Canada.

Voici le tableau que cela nous donne,

liunportations en Bas-

CUNUUA ssssssssooscse S10,887,397 Exportition Océani- QUE EE Tereosecss see 87,726,741 Export. aux Provinces Marilimes, etc... 3,286,800 ———— $11,014,599 SUPPIUS wsssssss osseseosissene coosesrs . 16,24?

En supposang que le Bas-Canada ne produise pas toute sa provision, il est évident que la farine ne peut augmenter de tout le montant de la taxe ; car, dans ce cas, la farine amé:,caine rentrerait encore dar.s le pays sur un pied d'égalité avec la nôtre, L'on impose aourd’hui un droit de 50 centins pour exclure la farine américaine de nu; marchés. Les intéressés ne seront pas assez insensés pour noutratiser cetie protection, en élevant leur propres articles de tout le montant dont ils sont protégés. Ils devront, pour écouler leurs produits, se contenter des prix courants dont le niveau s’établit par les demandes et la quantité des approvisionnements. Ces cinquante centias sont la barrière qui leur tient le march€ libre. Le cultivateur a l’assurance d’être le maître chez lui, et il saura, désormais, en semant du blé qu'il n'aura pas à côté de lui ua importateur américain pour l’empêcher de vendre le fruit de son travail. Voilà à quoi se résume cette taxe sur le blé. Voili pourquoi le Bas- Can de aa ne palera pas un sou de plus pour son pain.

Pour rendre la chose plus eliire, raisonnons au point de vue du Haut- Canala, qui produit, sus nul conLes.e, Un sui plus de blé. On ne dira pas que à le tarif fera augmenter le prix au vt puisque les Haut-Canadiens ont Six millions de .ninots de plus Que leur provision, Est-ce pourle plaisir ce taxer les autres provinces qu'ils voudraient se taxer eux-mêmes ? Ce serait un procédé dispendieux, car ils consomnient 1$,000,0c0 de minot:; et pour Île plaisir de faire payer un cou Cxira na quart de farine sur 6,009,000 de

rminuLs de blé qu'ils expé lent ils pa nt le mère montant sur 15,000,- 600, c’est-à-dire qu'ils Gébourscrait 1 Sr,80 »,000 Dour fauner $G00,009. Le Haut-Canada ne peut done pas fre monter le prix de la farine. Mais

alors, les autres provinces sont dans le mème cas, puisqu'il n’y a pas de droits de douane entre les province, et que Les prix en force dans une-province sont les prix en force dans toute Îles F ovinces.

Mais, pour les fins de notre raisonnernent, continuons à supposer, quoique nous ne l’admettions pas, que Le Bas-Canada va payer un surcroît de prix pour son pain. Que recevons-nous en échanse ?

Le Bas-Canada a des manufacture de voitures, de ciment, de viande, de coton, de meubles, de verre, de poudre, de fer, de soie, de machines à

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