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Dimorphococcus
Steiniella
Polyedrhim
Pedjastrum
Coelastrum
Hariotina Sorastrum Bydrodictyon Ophiocytium
Characium
Sciadlum Pleurococcus
lunatus A. Br.
Graevenitzii Bern
candatum (?) Corda) Lag
énorme (Ralfs) de Bary
lobulatum Naeg.
minimum (?) A« Br.
regalare (K uetz.) Chod
trigonum Naeg ,
duplex Meyen
> var. asperum A. Br
> var. reticulatum A. Br.
Ehrenbergii A. Br
Bohlini Schm. et Senn
cubicum Naeg
pulchrum Schm. var. intermedium Bohl .
reticulata Dang
indicum Bern
reticulatum (L.) Lag.
• var. bicuspi'latum Bge
minutum A. Br
Sieboldi (?) A. Br
gracilipes A. Br
miniatus Naeg.
vulgaris Menegh.
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co
Il me semble que ces tableaux sont rillustration la plus démonstrative des progrès qu*a faits l'étude des algues de Java depuis son début (Il n'y a pas encore 50 ans). Il est certain qu'en reprenant l'étude de tous les autres groupes d'algues on arriverait à des résultats tout à fait analogues. J'ai fait à leur sujet des observations trop limitées pour que j'aie pu faire rentrer les rares types que j'ai signalés dans ces tableaux, établis sur des bases plus étendues.
Lemmermann (32, P. 145) a insisté sur ce fait que les microorgauismes d'eau douce sont encore, même en Europe et en Amérique, fort mal connus, et que certaines régions seules, celles dans le voisinage desquelles demeure mi algologue, sont invesliguées de façon un peu complète.
Cette observation sera encore plus fondée quand il s'agira des Tropiques, et elle laisse entrevoir la quantité d'études qu'il y aurait encore à faire dans ce domaine. Quand on voit que les botanistes qui s'attaquent à ce sujet font, en Europe même, et dès qu'ils exploitent une région dont les algues sont peu connues, toute une foule d'observations intéressantes, tant au point de vue des nouvelles espèces qu'à celui des détails biologiques, on comprendra sans peine le vaste cbamp qui se présente à l'explorateur dans le domaine immense des Indes Néerlandaises. On m'objectera sans doute le cosmopolitisme des microorganismes, et l'on me dira que des rcclierches dans deux régions fort éloignées pourront donner des résultats très analogues. Sans doute, si les conditions offertes par les deux stations sont identiques; et cette analogie même aura son intérêt. N'est-il pas curieux de constater que la même élégante Desmidiée ou la même gracieuse Protococcacée déjà aperçue à Genève, en Hollande, en Amérique, se retrouve identique en Nouvelle-Zélande, au Japon, dans les eaux brûlantes de Java et du Brésil, dans les mares froides du Spitzberg et du Groenland ?
Et à part cela, songeons aux si diverses conditions offertes par les Indes Néerlandaises, songeons qu'on ira des plaines de basses régions aux lacs de plateaux souvent très élevés, qu'on rencontrera des eaux de toutes sortes de constitution, depuis les eaux saumâtres du rivage, celles des étangs et des marécages, celles si particulières des sawahs, jusqu'aux eaux fraîches des lacs de montagnes alimentés par des sources limpides: songeons que la température, ce facteur si important de la variation, ne sera pas comprise, dans les différentes stations, entre les seules limites de la chaleur tropicale du bord de la mer et du froid relatif des régions hautes, mais qu'en outre, dans ces contrées volcaniques, on rencontrera par centaines les bassins pleins d'une eau plus ou moins chaude, les sources où l'eau sort de terre presque bouillante en dégageant d'épais nuages de vapeur; songeons encore que le fond des divers bassins est fort varié, selon qu'il se trouve formé par les terres d'alluvions des régions basses ou des sawâhs, ou par le sol d'origine volcanique, ou par une terre riche en humus, &c., &:c.
Et si l'éloignement de deux localités n'entraîne pas nécessairement l'apparition de nouveaux types, la différence des conditions biologiques que nous venons de voir, et dont l'eimmération aurait pu être encore lai'gement
développt^e, sera l'origine d'une foule d'observations intéressanles el nouvelles, puisque la presque totalité des rares botanistes qui onl récolté des algues à Java ne se sont guère ébdgnés de Builenzorg, et i|ue tous n'ont pu étudier que du matériel fixé et en majeure partie décoloré, ce qui n'est pas favorable à la recberche des Chloropliycées. Ils n'ont pas pu non plus tenir compte des différences de condition du milieu. Ils sont rarissimes, ceux qui ont observé à l'état vivant les microorganismes planctoniques des Tropiques (aussi bien des Indes Anglaises et de la région malaise que de l'Afrique et de l'Amérique). Je ne pai'le pas, cela va sans dire des cultures qui permettront d'étudier plus en détail la structure des cellules, leurs variations selon lemilieu, leurs adaptations, et que nul n'a entre[)rises jusqu' ici. Mais elles viendront en leur temps, el h)rsque le terrain de la systématique proprement dite sera un peu déblayé. Cela prendra du temps sans doute, puisque la nuûndre pêclie de cinq minutes faite dans le premier bassin venu, décèle mille merveilles et fournit déjà un ample champ de travail à l'observateur attentif.
Puisse ce petit opuscule qui, je le répète n'a d'autres prétentions que d'apporter une bien faible contribution à nos coimaissances des algues tropicales, trouver une place modeste à coté des oeuvres fondamentales de ceux ([ui ont travaillé dans ce même domaine. Puisse-t-il montrer aux collectiomieurs de l'avenir ce qu'il y a enc4)re d'intéressant et de peu connu dans les bassins d'eau douce si fréquents dans une terre bumide connue Java, et les inciter à récolter encore du matériel d'étude dont l'examen leur procurera certainement beaucoup de surprises et surtout de satisfactions.