SCENE VIL
M. BROSSART, BERTRAND, regardait peindre. M. BROSSART.
Est-ii bon ce vin-là?
BERTRAND
Oui, monsieur, c'est tout ce que nous avons de meilleur. D'abord, monsieur, nous ne pourrions pas vous en donner d'autre , parce que nous n'en avons que dune sorte.
M. BROSSART.
Oui, mais il est bien cher.
BERTRAND
Non , monsieur ; on ne vous le fera pas payer plus cher qu'à un autre.
M. BROSSART.
Mais , au contraire , je»veux bien l'avoir à meilleur marché.
BERTRAND
Monsieur, tout le monde le paie dix sous.
M. BROSSART.
Dix sous ! — Et vous n'en avez pas de plus cher ?
BERTRAND
Non , monsieur, il est tout du même prix.
M. BROSSART.
Ah* ah ! c'est bon à savoir.