‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 2)Chapitre 132 sur 236 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

M. DE VILLERVAL, M. DE BONNIERE.

M. DE BONNIERE.

J'ai fermé la porte du jardin ; voilà la clef... Qu'est-ce que tu as donc? Qu'est-ce que c'est que cet air étonné?

M. DE VILLERVAL.

C'est du Grepont que je viens de trouver ici.

M. DE BONNIERE.

Eh bien?

M. DE VILLERVAL.

Je l'aborde , je lui parle. A peine me répond-il , et il s'en va.

M. DE BONNIERE.

Et qu'est-ce que tu lui as fait?

M. DE VILLERVAL.

Moi , rien du tout, et je ne vois pas pourquoi il serait fâché contre moi .

M. DE BONNIERE.

Il ne l'est sûrement pas.

3l6 LA PERMISSION

M. DE VILLERVAL.

Je n'en sais rien. Il m'a regardé d'un air sombre qui me fâche 'y car je l'aime et je l'ai aimé de tous les temps.

M. DE BONNIERE.

Que diable peut-il avoir? Éloigne -toi ; il vient par ici en rêvant, je vais le lui demander.

M. DE VILLERVAL.

Je le veux bien.

Page 1