‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 2)Chapitre 185 sur 236 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

M. TROTBERG, M. DUBRFXJIL PÈRE , M. DUBREUIL FILS, LAOPJERRE.

Monsieur, je vous demande bien pardon, mais j'ai été obligé de sortir

M. TROTBERG.

Oui , je sais quand , vous voyez bien.

M. DUBREUIL PERE

Oui , mais ne vous a-t-il rien manqué?

M. DUBREUIL FILS

Voilà Tembarras. M. Trotberg a demandé tout plein de choses , que Lapierre n'a pu lui donner.

LAPTERRE.

Parce que je n'ai pu rien comprendre.

M. DUBREUIL FILS

Ni moi non plus.

M. TROTBERG.

Et cependant, monsieur, vous m'avez dit de dire !e , et je demande ie, il veut me donner (juoi. Et puis je voulais parler à vous , il m'a dit quand , et f heure ; c'est un tiabie d'homme, qui me ferait être un (ou , cette L ipierre.

M. DUBREUIL PÈRE

Je suis aussi embarrassé que vous.

M. TROTBERG.

Mais , monsieur, je puis bien vous dire , j'ai écrit ici. (U prend &es tablettes.) Ne m'avez-vous pas dit si vous vouiez envoyer quelque part, dites, où.

Oui.

M. TROTBERG.

J'ai dit où, aussi, il ne voulait pas entendre; mais après il a envoyé.

4o4- l'étranger.

M. DUEREUIL PÈRE.

Lapierre , as-tu envoyé.

LAPIERRE

Oui, monsieur, c était une lettre , et l'adresse était dessus.

M. DUBREUIL PERE

C'est bon.

M. TROTBERG.

Oui , mais j'ai eu un grand peine.

LAPIERRE

Il disait toujours , où, où, où. Je ne savais pas ce qu'il voulait dire.

M. TROTBERG.

Mais j'ai dit bien, n'est-ce pas monsieur Dubreuil?

M. DUBREUIL PERE

Je crois que oui.

M. TROTBERG.

Après j'ai veux boire, je dis le, il veut me donner quoi. Moi , je veux pas quoi, je veux le.

Le?

M. TROTBERG.

Oui. Je puis pas expliquer, je demande à parler à vous, il dit que vous êtes quand et l'beure. Je puis pas entendre.

M. DUBREUIL PERE

Ma foi ni moi non plus .

M. TROTBERG.

J'ai pourtant dit comme vous m'aviez dit de dire.

M. DUBREUIL PERE

Moi?

M. DUBREUIL FILS

C'est-il vrai, mon père?

M. DUBREUIL PERE

Je n'ai pas dit cela.

M. TROTBERG.

Vous n'avez pas dit, monsieur? j'ai pourtant écrit sur mon tablette.

l'étranger. 4o5

m. dubreuil fils.

Eh bien , lisez-nous ce qu'il y a.

M. TROTBERG.

Quand vous voulez envoyer quelque part, dites où. J'ai dit où.

Où j mais il faut dire où il faut aller.

M. TROTBERG.

Où il faut aller? Ah tiable, je savais pas. Je écrirai après. Je lis encore. Si vous voulez boire , dites-le. Je dis le, il dit quoi , je veux pas quoi moi , je veux le.

M. DUBREUIL PERE

Cela veut dire, si vous voulez boire, dites-le, dites que vous voulez boire.

M. TROTBERG.

Ah , "je comprends. Après j'ai écrit , si vous voulez manger, dites quoi.

M. DUBREUIL PERE

Quoi , c'est ce que vous voulez manger.

M. TROTBERG.

C'est cela sûrement.

M. DUBREUIL FILS

Sans doute.

M. TROTBERG.

Je pensais pas. (Mit.) Si vous voulez sortir, dites quand.

M. DUBREUIL PERE

Quand vous voudrez sortir.

M. TROTBERG.

Ali , je croyais que quand , voulait dire sortir, je entends présentement. Et puis: (il lit.) Si vous voulez vous coucher, dites Tbeure.

C'est l'heure à laquelle vous voulez vous couener.

M. TROTBERG.

Coucher, ou vous lever 5 voilà pourquoi je comprenais pas. Cest mon faute de n'être pas plus savant du langue français.

4o6 l/lTiRAiYGEIl.

M. DUBREUIL PERE

Ce n'est rien que cela.

M. TROTBERG.

Ali , je demande pardon \ je dirai le chose dont je veux a présent.

M. DUBREUTL PERE.

Venez , venez souper, vous devez en avoir besoin.

M. TROTBERG.

Je ferai avec plaisir, je suis embarrassé , avec vous de mon colère.

M. DUBREUIL FILS

En buvant tout cela se passera.

M. DUBREUIL PERE

Allons , allons , venez.

M. TROTBERG.

Je marche avec vous, messieurs.

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