M. DE CACHANT, M. DE SAINT-HILAIRE
M. DE CACHANT
Qu'est-ce que tu viens donc faire ici, Saint-Hilaire?
M. DE SAINT-HILAIRE
Je viens consulter M. Gaiand de la Riverie , sur une affaire.
M. DE CACHANT
Parbleu, je te plains d'être entre ses mains, car il ne finit rien ; je suis bien fâché de l'avoir pour avocat.
M. DE SAINT-HILAIRE
Mon affaire à moi ne sera pas longue , ce ne sera qu'une consultation.
M. DE CACHANT
On ne le trouve jamais chez lui.
M. DE SAINT-HILAIRE
Je sais bien où il va ; mais ne t'embarrasse pas , je ne crois pas qu'il y retourne davantage.
M. DE CACHANT
On dit qu'il est amoureux d'une demoiselle.
M. DE SAINT-HILAIRE
C'est cela même .
M. DE CACHANT
Tu la connais peut-être?
M. DE SAINT-HILAIRE
Beaucoup.
M. DE CACHANT
Je t'entends.
448 l'avocat consultant.
M. DE SAINT-HILAIRE
Je crois avoir imaginé un moyen pour cela.
M. DE CACHANT
Ne lui fais pas de mal.
M. DE SAINT-HILAIRE
Ne t'inquiète pas.
M. DE CACHANT
C'est que s'il était malade, cela reculerait encore mon affaire.
M. DE SAINT-HILAIRE
Tu n'as rien à craindre.
M. DE CACHANT
Je m'en vais, je reviendrai tantôt.