‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 2)Chapitre 235 sur 236 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

M™ DE PÉRAUDIÈRE, M. DE BOURSAULE, M»* DE PÉRAUDIÈRE, LE CHEVALIER, VICTOIRE.

M. DE BOURSAULE.

Vous voyez bien que je sais finir une affaire tout de suite , moi.

Mme DE PÉRAUDIÈRE.

Celle-là ne devait rencontrer aucune difficulté, je pense.

M. DE BOURSAULE.

Ma nièce craignait pourtant que vous ne vous opposassiez à leur mariage; mais moi jY'tais déterminé à tout, et je crois que j'avais ce droit-là , puisque je donne à ma nièce ma terre de Boursaule.

Qu'est-ce que vous dites donc, mon beau-frère?

M. DE BOURSAULE.

Je dis qu'en la mariant au Chevalier....

Mme DE PÉRAUDIÈRE.

Qu'est-ce que vous parlez de la marier au Chevalier?

M. DE BOURSAULE.

Mais celui-là est fort bon ! vous êtes excellente avec vos questions ! quoi , nous ne venons pas de la marier au Chevalier ?

Mmo DE PÉRAUDIÈRE.

Mais, non ; c'est moi....

Vous ?

Sans don te.

D*E MARIAGE. 5oi

M. DE BOURSAULE.

Mrae DE PÉRAUDIÈRE.

M. DE BOURSAULE.

En vérité, ma chère sœur, la tète vous tourne.

Mme DE PÉRAUDIÈRE.

Expliquez donc cela, mademoiselle ?

M1Ie DE PÉRAUDIÈRE.

Je suis au désespoir de vous avoir trompée, ma mère; mais le hasard a encore plus fait que nous n'aurions pu l'espérer.

Mme DE PÉRAUDIÈRE.

Je suis trahie! non, je ne veux jamais vous revoir ni l'un ni l'autre.

LE CHEVALIER

Ah, madame, croyez —

Mme DE PÉRAUDIÈRE.

Non, non, ne me parlez jamais. (Elle s'en va.)

MUe DE PÉRAUDIÈRE.

Nous ne nous croyions pas si près d'être heureux , Chevalier.

LE CHEVALIER

Rien ne peut égaler monhonheur! (il lui baise la main.)

M. DE BOURSAULE.

Qu'est-ce que cela signifie?

MIIe DE PÉRAUDIÈRE.

Nous vous expliquerons cela, mon oncle.

M. DE BOURSAULE.

Oui, oui, allons-nous-en souper.

victoire.

Monsieur, écrirais- je à mademoiselle Alari, d'envoyer ici la corneille?

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