SCENE VIL
M™ DE PÉRAUDIÈRE, M. DE BOURSAULE, M»* DE PÉRAUDIÈRE, LE CHEVALIER, VICTOIRE.
M. DE BOURSAULE.
Vous voyez bien que je sais finir une affaire tout de suite , moi.
Mme DE PÉRAUDIÈRE.
Celle-là ne devait rencontrer aucune difficulté, je pense.
M. DE BOURSAULE.
Ma nièce craignait pourtant que vous ne vous opposassiez à leur mariage; mais moi jY'tais déterminé à tout, et je crois que j'avais ce droit-là , puisque je donne à ma nièce ma terre de Boursaule.
Qu'est-ce que vous dites donc, mon beau-frère?
M. DE BOURSAULE.
Je dis qu'en la mariant au Chevalier....
Mme DE PÉRAUDIÈRE.
Qu'est-ce que vous parlez de la marier au Chevalier?
M. DE BOURSAULE.
Mais celui-là est fort bon ! vous êtes excellente avec vos questions ! quoi , nous ne venons pas de la marier au Chevalier ?
Mmo DE PÉRAUDIÈRE.
Mais, non ; c'est moi....
Vous ?
Sans don te.
D*E MARIAGE. 5oi
M. DE BOURSAULE.
Mrae DE PÉRAUDIÈRE.
M. DE BOURSAULE.
En vérité, ma chère sœur, la tète vous tourne.
Mme DE PÉRAUDIÈRE.
Expliquez donc cela, mademoiselle ?
M1Ie DE PÉRAUDIÈRE.
Je suis au désespoir de vous avoir trompée, ma mère; mais le hasard a encore plus fait que nous n'aurions pu l'espérer.
Mme DE PÉRAUDIÈRE.
Je suis trahie! non, je ne veux jamais vous revoir ni l'un ni l'autre.
LE CHEVALIER
Ah, madame, croyez —
Mme DE PÉRAUDIÈRE.
Non, non, ne me parlez jamais. (Elle s'en va.)
MUe DE PÉRAUDIÈRE.
Nous ne nous croyions pas si près d'être heureux , Chevalier.
LE CHEVALIER
Rien ne peut égaler monhonheur! (il lui baise la main.)
M. DE BOURSAULE.
Qu'est-ce que cela signifie?
MIIe DE PÉRAUDIÈRE.
Nous vous expliquerons cela, mon oncle.
M. DE BOURSAULE.
Oui, oui, allons-nous-en souper.
victoire.
Monsieur, écrirais- je à mademoiselle Alari, d'envoyer ici la corneille?