LA COMTESSE, LA MARQUISE, LE VICOMTE, LE BARON, L'ABBÉ, DUVAL
DUVAL, annonçant.
M. Tabbé de Fond-Gras!
LA COMTESSE
Ah, VAbbcI C'est délicieux! il ne se fait jamais attendre.
l'abbé.
Il m en coûte assez pour cela, mesdames; je suis bien aise de vous le dire.
LA MARQUISE
Comment donc, l'Abbé?
l'abbé.
Je viens de perdre quinze louis au wbistj et je n'ai pas voulu de revanche à cause de vous. Mais qui est-ce que vous attendez pour parth'?
la comtesse.
La Vicomtesse.
l'abbé.
Vous ne pourrez jamais vous promener; les jours sont diminués, et vous avez quatre lieues à faire, et la montagne encore.
LE BARON
Il n'y a que trois lieues, monsieur l'Abbé.
Comme vous voudrez; mais comme on est toujours deux heures à les faire, j'appelle cela quatre lieues, et bonnes.
LA COMTESSE
Ah, messieurs! ne dispuions pas, je vous en prie. Ditesnous plutôt s'il y a quelque chose de nouveau, l'Abbé.
l'abbé.
Il y a... les mariages.
342 l'histoire.
LA MARQUISE
Nous les savons.
l'abbé.
Et puis riiistoire de Versailles.
la marquise.
Qu'est-ce que c'est?
LA COMTESSE
Dites donc?
L ABBÉ
Elle est très-singulière^ comment, est-ce que vous n'en avez pas entendu parler?
LA MARQUISE
Non, vraiment.
LA COMTESSE
Vous nous faites languir, l'Abbé^ vous êtes odieux!
Mais c'est que je ne sais pas si je pourrai bien vous la conter.
Ok, que oui!
l'abbé.
C'est qu'il y a des choses — Il faudrait... Le Commandeur y était.
LE VICOMTE
Il doit venir ici, le Commandeur.
l'abbé.
Oli bien, il vous la contera mieux que moi.
LE VICOMTE
J'entends quelqu'un j je parie que c'est lui.
LA MARQUISE
Et s'il ne vient pas, nous ne saurons pas l'histoire?
l'histoire. 343