MADAME DE VERNAINT, ROSALIE
]Mme 13 f; VERNANT.
Eh Lien, mademoiselle, on ne peut donc pas vous avoir?
ROSALIE
Madame, j\-tais là-dedans.
Mtne pE VERNAIVT.
Allons, donnez-moi... Je ne sais plus ce que je voulais dire... x4h, im autre collet monté, celui-là va à faire horreur.
ROSALIE
Mais, madame n'a ([uà le rendre, si elle n'en \eul pasj cependant, il est hien fait^ cest quil y a là un pU.... Attendez.
( Elle le raccommode.)
]>ime DE VERNANT.
Oui, un pli; voyons. (Elle se mire.) Eh hien, voilà ce que je veux dire. Il va à merveille comme cela. Avez soin que mademoiselle DuCour m'en fasse un autre, tout pareil; mais je dis tout de même, mademoiselle.
ROSALIE
Oui, madame. Et quand madame le veut-elle?
M™e DE VERNANT.
Quand? mais demain matin , il n'y a qu à envoyer Saint- Pierre, tout-à-llieurc, j'en suis très-presscç.
ROSALIE
Mais il n'y a pas assez de temps.
3jir,e DE VERNANT.
Oh, vous voilà comme tous les ouvriers qui vous persécutent pour avoir votre pratique, et puis dont on ne peut rien tirer.
6o l'après-dînée.
ROSALIE
Je dis seulement à madame que le temps est bien court.
3ime J3E VERNAXT.
Eli bien, cela ne fait rien , mademoiselle, \e veux l'avoir. Vous trouvez toujours ce que je désire impossible, et puis vous viendrez me dire que vous m'êtes bien attacbée.
ROSALIE
Mais je ne dis pas cela : madame me gronde toujours.
jVime pE VERNANT.
Vous verrez que j'ai de l'bumeur, parce que je veux avoir quelque chose dont j'ai besoin. Faites-moi venir Henriette, que je sache. . . Bon, a oilà mon mari. Donnez-moi le petit tabouret sous mes pieds, et allez-vous-en. Il a des façons avec vous qui ne me plaisent point du tout, sougez-y. Emportez un peu tout cela.