LE SULTAN , ALMÉNORADE , ELMIRE , HASSAN
ALMÉNORADE.
Je vous cherche, seigneur, en ce jour plein de charmes , Pour vous féliciter sur le sort de vos artnes.
LE SULTAN
Il est pour moi bien doux , puisque dans le butin , . Pour vos pantoufles j'ai beaucoup de maroquin. En voyant à vos pieds cette marque de gloire , Je goûterai bien mieux le prix de la victoire j Mais plus heureux encor si , formant chaque pas , Elle les dirigeait pour venir dans mes bras? En partageant mon trône et ma toule-puissance , Vous verriez votre roi, sous votre obéissance, N'avoir plus de désirs , ne former plus de vœux , Que de voir de vos jours tous les instants heureux.
TRAGÉDIE. n5
ALMÉNORADE.
O dieux ! qui? moi , seigneur? Je n'y dois point prétendre. Vous savez de mpn cœur que Tamour le plus tendre Ne pourra s'eflaccr ; vous connaissez mes vœux. Songez que vous avez approuvé ces beaux feux. . .
LE SULTAN
Quoi , vous me résistez ! vous méprisez ma flàme ! ,
Ali , si je m'en croyais I... Je ne dis rien , madame j Mais le prince Orcanor , que vous allez revoir, Ne doit plus près de vous avoir aucun espoir. Adieu.