SCENE XV
L'ABBESSE , LA MÈRE SAIISTE-HÉLÈNE , LA MÈRE SAINT -BASILE, M. FEBRUGIN, LE PERE SA- TURNIN.
l'abbesse.
En vérité , docteur, j'admire l'efifet de votre science.
M. FEBRUGIN.
Madame , cela n'en vaut pas la peine eine.
le malente^'du. 209
l'abbf.sse.
Mais si je faisais ce remède-ià , moi, mou estomac se remeltrait peut-élre.
IM. FEBRUGIN.
Voilà ce que je crois ois, el j'allais vous le proposer er.
l'abbesse.
Je ne demande pas mieux ; mais je ne comprends pas par quelles raisons , l'usage de sucer ces os peut faire tant de bien.
M. FEBRUGIN.
Cependant rien n'est plus facile ile, et je vais vous l'expliquer er.
l'abbesse.
J'en serai fort aise.
LA aiÈRE SAINTE-HÉLÈNE.
Écoutez, vous père?
LE PERE SATURNIN
Ail ! je VOUS en réponds.
LA BIÈRE SAINT-BASILE
Pour moi, j'écoute de toutes mes oreilles ; parce que...,
l'abbesse.
Allons , mes sœurs , un peu de silence.
M. FEERUGIN.
Vous savez , madame ame, que la première digestion ou se fait dans la bouche ouclie?
Oui, docteur ; parce que la salive est le premier digestif, à ce que vous m'avez dit.
LA MÈRE SAINTE-HÉLÈNE
Voyez, ma sœur, comment madame est savante!
LA HIÈRE SAINT-BASILE
Oh! je le savais bien, madame raisonne sur tout à merveilles ; parce que. , . .
l'abbesse.
Un moment donc , mes sœurs.
M. FEBRUGIN.
En conséquence de ce principe ipe, il faut mêler er, d'une manière particulière ère, Taiimeat avec la salive ive.
l'abbesse.
Fort bien.
M. FF.BRUGIN.
Et comment le ferait-on mieux qu'en suçant ant la substance des os os?
l'abbesse.
Cela est vrai.
LA MÈRE SAINTE-HÉLÈNE
Je n'avais jamais pensé à tout cela.
LA MîîRE SAINT-BASILE.
Ni moi non plus; parce que....
Eh bien, qu'en dites- vous, père?
LE PÈRE SATURNIN
Fort bien. Mais je l'attends, lorsqu'il reste quelque chose autour des os .
M. FEBRUGIN.
Ah! m'y voici ci. Après avoir sucé un peu de temps emps, Testomac sest accoutumé mé à cette substance ance jointe à la moèle des os os.
l'abbesse.
Sûrement.
M. FEBRUGIN.
Pour le ramener à ses fonctions ordinaires aires , je fais ronger un peu eu; ces petites parties de chair air pressent les glandes salivaires aires; ce qui augmente les nouveaux moyens de la digestion on.
l'abbesse.
Cela est clair.
LA mère SAINT-BASILE.
Que je suis aise d'entendre tout cela; parce que....
l'abbesse.
Je parie que la sœur Sainte-Hélène le savait déjà?
LE MALElîTTElSDL'. 24 1
LA IMÈRE SAI.NTE-HÉIÈ>'E.
Madame —
l'abbesse.
Allons, ma sœar, vous êtes trop modeste.
Je sais comme une religieuse doit être, madame.
l'abbesse.
Fort bien. Mais , docteur, je ne comprends pas quelle substance il peut rester dans un os que l'ou a fait bouillir ou rôtir.
M. FEBRUGIN.
Eh! madame, les os ne sont pas autre chose qu'une substance ance.
l'abbesse.
Les os? je les regarde comme des pierres.