‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 4)Chapitre 127 sur 339 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

LA MÈRE BABOLEIN, GE^EVIÈ\E, arrivant du côté opposé par où Bluleau s'en est allé.

LA MÈRE BABOLEIN

Ce que je te dis, Geneviève, c'est parce qu'il faut que les honnêtes gens ne tassent de tort à personne , premièrement et d'un.

GENEVIÈVE

Vous avez raison, ma mère; je ne comprenons pourtant rien à tout cela.

LA IVIÈRE BABOI.EIN.

Vraiment , je le croyons bain , pisque je ne te l'avons pas dit.

GENEVIÈVE

Mais, est-ce que mon pèic, qui était jardinier de M. de Montrichard j lui aurait volé son fruit pour le vendre?

LA MÈRE BABOLEIN

Comment.' vous parlez comme ça de votre père!

GENEVIÈVE

Mais , dame , moi je ne sais qu'imaginer.

LA BIÈRE BABOLEIN

Tredame , je sommes pauvres , mais j'ons toujours eu de riioDueiir.

GENEVIÈVE

Eh bain , Une faut pas vous fàcber pour ça.

LA MÈRE BABOLEIN

Je me fàcbe, parce que j'ai raison. Est-ce que si j'avions été des coquins une fois, je ne le serions pas encore? Tiens, mon enfant, quand on a pris goût au bien d'aulrui, cela est si commode , qu'on ne s'en corrige [amais.

GENEVIÈVE

Et qu'est-ce que vous avez donc à dire à M. de Montrichard?

LA MÈRE BABOLEIN

Velà ce que tu sauras quand je lui en parlerons ; car je ne me cacherons pas , je le dirons devant tout le monde.

GENEVIÈVE

Et ça nous empêchera de nous marier?

LA MERE BABOLEIN

Ah ! dame , j'en ons bain peur ; c'est selon qu'il s'avisera.

GENEVIÈVE

Et s'il va mal s'aviser?

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