‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 4)Chapitre 158 sur 339 · SCENE XIII ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE XIII ET DERNIÈRE

yir^e TLBLEU , M"»" FRANGEOT, M">^ VARLOPE, M">e LE NOIR, M. TLBLEU, M. FRANGEOT, M. VAR- LOPE, M. LE NOIR, M. LE CREUX, SAINT-JAC- QUES.

SAINT-JACQUES

Madame Tubleu , Dame Jeanne dit comme cela que vous veniez souper tout-à-l'heure , tout-à-riieure.

jime TUBLEU.

Ah ! je n'ai plus d'appétit.

M. LE NOIR

Bon, bon , ma voisine , venez-vous- en boire à la santé du mort ; ii est peut-être cause que vous ne manquerez jamais d'avoir de quoi vivre.

3ime TUBLEU.

Mes voisines, voulez- vous bien passer là-dedans?

M. LE NOIR

Eh bien, nallez-vons pas faire des façons comme pour monter en carrosse?

BI™= LE NOIR

Allons , ne ris donc pas , la petite maman.

M. LE NOIR

Passe, toi. Monsieur le Creux , nous vous mènerons à pied ; ne vous embarrassez pas , passez toujours , et chantez j moquez-vous de cela.

M. TUBLEU

Voisin , j'ai envie de rester ici tout seul.

Parce que tu n'as pas de carrosse? nous te prêterons les nôtres , ce sera tout de même , marche toujours.

ET LES VOISINES. SlQ

M. FRANGEOT.

Voisin, tu m'expliqueras donc tout cela?

M. LE NOIR

Pardi cela ne sera pas bien difficile. Les choses ne peuvent pas toujours durer. Tu nous a mis tous à pied , c'est-à-dii'e , chacun à sa place.

M. FRANGEOT.

Eh bien , je n'ai donc pas fait de mal?

M. LE NOIR

Non , non , voisin , tranquillise-toi ; la tête voulait faire reposer les pieds , et elle aurait fait reposer les dents.

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