LES DEUX COMÉDIENS
RAMAGEAU.
Eh bien?
RIANVAL.
c'est un vilain liomme, qir a une très-mauvaise répulallon ilans le pays, qui est dur, inhumain et lai,
RAMAC.EaU.
Voilà tlonr le rôle qnil faulra ()ue je joue tant que je resterai ici; car je pense que nous pourr.ons y rester deux jours pour l'aire blanchir nos chemises, en disant que nous attendons une nouvelle chaisC; ayant renvoyé la nôtre.
■ RIANVAL.
Cela est bien imaginé.
RAMAGEAU.
Tu sens bien que je vais r i;ner eu maître dans celte maison, comme si elle ni'appartenait.
RIaNVAL.
Moi qui nai pas de vanit', j'aimerais autant aller ailleurs; car si le vt'ritablc maître de la maison arrivait, cela serait embarrassant.
RAMAGEAU.
Pour des comédiens! j'inventerais cent fables dans un instant. Tu nauras qu ii seuiemont me soutenir.
Ne t'embarrasse pas.
RAMAGEAU.
Mais le souper doit être prêt. J'ai envie de retourner au château.