‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 4)Chapitre 197 sur 339 · LES DEUX COMÉDIENS · texte numérisé non relu

LES DEUX COMÉDIENS

GB AND- PIERRE

Ah! mon Dieu, oui, monsieur, très-beauj il y a une avenue bien longue!

RAMAGEAD.

Mais pas maL

JACgUOT.

Il y avait là des maisons avant l'avenue.

ramagf.au.

Oui qui m embarrassaient , j'ai lait raser tout cela.

ROBERT

Et savez-vous à qui étaient ces maisons?

HAMAGFAU.

Je ne m'en souviens plus.

ROBERT

C'était à la veuve Martin, qui ('-tiilt ma mère.

GR.AND-PItRRE.

Et à la veuve Michel qui était ma tante.

JEAN LF. BLANC.

Et notre cousine à nous deux., (il montre Jacqnot.) RAMAGEAU.

Eli bien , à la bonne heure.

ROBERT

Mais , monsieur, quand on prend le bien des gens , il faut le payer.

RAMAGEAU.

Cela est juste.

GRAND-PIERRE

On n'en a payé que le quart.

RAMAGEAU.

Apparemment que cela ne valait pas davantage.

ROBEPT.

Elles nont pas pu aclieter dautres maisons , et c'est vous qui les avez rendues malheureuses en les ruinant.

RAMAGEAU.

Elles sont payées; ainsi tout cela est fini.

DE FROVI^■CE. 087

GRAND-PTIRRF.

]\ous ne vous demandons pas d'argent, raaîs^cela n'est pas fini.

RAMXGEAU.

Comment! cela n'est pas (ini?

BOBF.RT.

Nonraorgup, et je voulons eu tirer vengeance nons-mêmes , puisque je n avons pas pu avoir de bonnes raisons autrement.

RAMAGFAU.

Mais qu'est-ce que c est donc que cela? Si j'appelle mes gens , je vous teral assommer.

GRAXD-PIERRF.

Nous ne les craignons pas. En velà un qui nous parait un honnête homme , qu'il ne se mêle pas de cela.

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