LES DEUX COMÉDIENS
GB AND- PIERRE
Ah! mon Dieu, oui, monsieur, très-beauj il y a une avenue bien longue!
RAMAGEAD.
Mais pas maL
JACgUOT.
Il y avait là des maisons avant l'avenue.
ramagf.au.
Oui qui m embarrassaient , j'ai lait raser tout cela.
ROBERT
Et savez-vous à qui étaient ces maisons?
HAMAGFAU.
Je ne m'en souviens plus.
ROBERT
C'était à la veuve Martin, qui ('-tiilt ma mère.
GR.AND-PItRRE.
Et à la veuve Michel qui était ma tante.
JEAN LF. BLANC.
Et notre cousine à nous deux., (il montre Jacqnot.) RAMAGEAU.
Eli bien , à la bonne heure.
ROBERT
Mais , monsieur, quand on prend le bien des gens , il faut le payer.
RAMAGEAU.
Cela est juste.
GRAND-PIERRE
On n'en a payé que le quart.
RAMAGEAU.
Apparemment que cela ne valait pas davantage.
ROBEPT.
Elles nont pas pu aclieter dautres maisons , et c'est vous qui les avez rendues malheureuses en les ruinant.
RAMAGEAU.
Elles sont payées; ainsi tout cela est fini.
DE FROVI^■CE. 087
GRAND-PTIRRF.
]\ous ne vous demandons pas d'argent, raaîs^cela n'est pas fini.
RAMXGEAU.
Comment! cela n'est pas (ini?
BOBF.RT.
Nonraorgup, et je voulons eu tirer vengeance nons-mêmes , puisque je n avons pas pu avoir de bonnes raisons autrement.
RAMAGFAU.
Mais qu'est-ce que c est donc que cela? Si j'appelle mes gens , je vous teral assommer.
GRAXD-PIERRF.
Nous ne les craignons pas. En velà un qui nous parait un honnête homme , qu'il ne se mêle pas de cela.