‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 4)Chapitre 205 sur 339 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

PANTALOIN, CAMILLE.

PANTALON

Je crois que ce coquin-là , il a la hardiesse d'être amoureux de toi?

CAMILLE

Hé, pourquoi pas? il est le valet de monsieur le docteurj moi , je suis la servaule de M. Paulalon. Monsieur vaut bien madame.

PANTALON

Non, non , monsieur ne vaut pas madame ; car tu ne seras plus une servante, ma cLère Camillçv

CAMILLE

Pourquoi cela , monsieur Pantalon ? Je ne veux point changer d'état ; n'ai-je pas bien soin de votre maison?

PANTALON

Si , si, je ne me plains pas , au contraire; mais une autre aiica soin de la maison , et tu en seras la maîtresse.

CAnnLLE riant.

Moi la maîtresse? ah . ah, ah , ah, ah ! comme M. Pantalon se moque de moi ! ah , al) , ah , ah , ah !

PANTALON

Je ne me moque point , ma chère Camille j je veux que tu sois ma femme.

CAMILLE riant.

Moi , votre femme ! moi ! ah , ah , ah , ah , ah !

PANTALON

Oui, et dès aujourd'hui.

CAMILLE riant

AJi , je ne crois pas cela! ah , ali , ah , ah , ah !

PANTALON

Toul-à-riieure.

CHIEN ENRAGÉ. 4o3

CAMILLE riant.

Moi , madame Pantalon? ah , ah , ah , ah , ah !

PANTALON

Je n'attends que le docteur pour faire le contrat.

CAMILLE riant.

Ah , ah , ah , ah , ali .' le contrat I ah , ah , ah , ah , ah ! (Elle

s'en va.)

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