SAINT-PIERRE
Monsieur, il m'a dit de vous dire que si je ne vous ramenais pas avec moi, il partirait sur-le-champ. l'abkÉ.
Où voulez-vous donc aller?
M. COLLIGER
A Paris , avec un monsieur qui m'a amené ici seulement pour vous voir.
Cela est bien honnête.
M. COLLIGER
Et pour m'inslruire de ce que je viens de vous demander.
l'abbé.
Mais si vous partez, vous ne le saurez pas.
M. COLLIGER
Eh vraiment non, c'est là ce qui me désespère.
l'abué.
Il ne faut pas vous désespérer pour cela , nous trouverons quelque occasion plus favorable.
M. COLLIGER
Il n'y en a pas dont je puisse mieux profiter, pour des raisons que je ne peux pas vous dire.
l'abef.
Atleudez , attendez ; laissez partir monsieur votre ami.
q4 le CHANOTWE de REIMS»
M. COLMGER.
Comment.' cela ne se peut pas.
l'apbé.
Pardonnez- moi, le Doyen part à trois heures après midi; il chcrcliail (|uel(]u un pour lui tenir compagnie. Il sera charme de voyager avec vous.
M, COLLIGEn.
Vons le crovez?
l'abbé.
J'en suis sûr.
N. COLLIGER
Il n'a personnel
l'abbé.
Non, joie quille, et je vais lui envoyer Dame Monique, pour lui dire que je lui ai trouvé un compagnon de voyage.
M. COLLIGER
Mais c'est que....
l'abbé.
Il ne vous en coûtera pas un sou encore; voilà le meilleur.
M. COLLIGER
Vous m'en répondez.
l'abbé.
Sûrement.
M. COLLIGER
Allons, Saint-Pierre, dis à M. Festons qu'il peut s'en aller.
SAlNT-PirPRE.
Je m'en vais le lui dire, Vous n'avez pas besoin que je vous laisse votre sac de nuit?
l'abbé.
Non, non, le Doyen va tout de suite sans s'arrêter.
saint-pierre.
En ce cas-là, j'aurai soin de toutes vos affaires.
W. COLLIGER
Je t'en serai obligé, Saint-Pierre.