ULZKTTE ET ZA5KIN
Il irimiiphc de voas .' oubliant voire gloire, Sans douU' il vons a lait ri compenser ses feux ?
ULZETTK.
Une tcnilic amitié nous unit tous les deux.
LK MOUPHTI.
Vous (V ::;ui^ez le nom ; mais >ou> devez ni entendre. La nuit comme le jour u'esl-il pas aussi tendre?
ULZETTE.
Il veille auprès de moi , rpiand je ne puis dormir. LE MOUPHTI.
La nuil auprès de vous !... Ali ! vous devez frémir !
ULZETTE.
Lli , pourquoi m'alarmer?
LE MOUPHTI.
C est que le ciel s'offense D'un criminel amour } redoutez sa vengeance.
ULZETTE.
Un criminel amour! Il n'est rien de si doux.
LE BIOUPHTI.
Pouvez-vous vous aimer sans le titre d'époux?
ULZETTE.
On peut s'aimer ici sans aucun mariage , Pourquoi n'aurioos-nous pas aussi cet avantage? LE MOUPHTI.
Quand on vcul , sans hymen , vivre avec un amant , Mahomet le permet, avec un Musulman.
Que me proposez-vous ! moi , renoncer au Prince !
J'ai su perdre une ville , et même une province ,
Je perdrais plus encor, je perdrais l'univers ,
Les deux , la lerre , Tonde, et jusques aux enfers :.
Mais l'amour de Zaskin ! ah ! cet amour si tendre,
Vaut mieux que tous les biens que l'on voudrait me rendre.
Sans ce Prince djarmanl, j'aime mieux le néant :
Jugez si je pourrais choisir un Musulman.
LE MOUPHTI.
Frémissez , et tremblez d'altirer sur vos lêtes Du Dieu de Mahomet les affreuses tempêtes : Partout errants, fuvant, tristes, infortunés, Vous maudirez les jours que Ion vous a donnés; Oui, vous serez punis, et toute la nature Sur vous, sur vos enfants, vengera cette injure; Pour n'avoir pas voulu désunir vos deux, cœurs, Vous porterez partout l'image des malheurs, (il sort.)