SCENE PREMIERE
LA MÈRE ROUGEAU, AGATHE
LA MERE ROUGEAU
Eh bien , toujours soupirer, et ne point manger I Vous finirez par être une jolie fille à la fin de tout cela!
AGATHE
Mais, maman , je me porte bien.
LA MERE ROUGEAU
Une fille ne se porte pas bien quand elle a un amour malheureux dans le cœur. Je le sais , je m'en souviens ; et si je n'avais pas épousé votre père , vous ne seriez pas là , car je serais morte.
AGATHE
Est-ce que je me plains ?
LA MÈRE ROUGEAU
Vous ne vous plaignez pas ; mais avec cet amour-là , je sais bien où le bat vous blesse. J'ai cru que tout cela se passerait, et voilà pourtant six ans que cela dure. Je vous aime ; mais je vous dis que ce sont des folies , encore une fois.
AGATHE
Ah , s'il m'aimait !
LA MÈRE ROUGEAU
Et quand il vous aimerait, M. de Bourclos, croyez-vous