GOURCHON
INon.
M. BROUTE
Allons doucement, allons doucement.
M. GOURCHON.
Voilà toat ce qu il nous a dit.
DAME GERMAINE
C'est que nous venons de chez M. du Mortier, qui était mort.
M, BROUTE
Je Tai dit. Allons doucement, allons doucement.
DAME GFRMAIÎSE.
Et en revenant le long du mur de votre potager, nous avons trouvé
M. GOURCHON.
Un âne?
DAME GERMAINE
Non , il n\ avait point d'àne ; nous avons trouvé la porte du jardin ouverte.
M. BROUTE
Oui , c'est vrai , cela. Allons doucement , allons doucement.
M. GOURCHON.
Après?
DAME GERMAINE
Monsieur m'a dit de tirer la porte,
Pour quoi faire ?
M. BROUTE
Pour la fermer.
M. GOURCHON , en colère
Et je voulais qu elle fût ouverte.
DAME GERMAINE
Je Tai dit aussi à monsieur.
DANS LE POTAGER. SGq
M. BROUTE
Allons doucement, allons doucement.
M. GOURCHON , en colère.
Je ne m'étonne pas si Tâne reste toujours dans mon jardin.
DAME GERMAINE
Comme il n'y avait qu'un loquet , il a voulu venir ici pour vous avertir de mettre le verrou en dedans.
M. GOURCHON , en colère.
Oui : il a fait là une belle affaire !
M. BROUTE
Allons doucement, allons doucement.
M. GOURCHON , en colère.
Que le diable vous emporte avec votre allons doucement ! Saint- André, allons^ avertis les jardiniers de rouvrir la porte.
M. BROUTE
Adieu , mon cher ami.
M. GOURCHON , en colère.
La peste soit de l'homme !
M. BROUTE
Embrassez-moi donc.
M. GOURCHON, en colère.
Une autre lois, une autre fois; voilà mon jardin tout abîmé! Adélaïde, venez avec moi, et prenez la lumière. (li sort,}
M. BROUTE
Adieu , adieu donc.
DAME GERMAINE
Il ne vous écoute pas tant seulement. Allons, venez, venez.
(Ils s'en vont.)
M. BROUTE
Allons doucement , allons doucement.
LE