M. DE LA SAUSSAYE, M. DE SAINT-CLET
M. DE SAINT-CLET.
Qu est-ce que c'est donc que ces propos là , monsieur? Il me méprise, m'injurie. . .
BI. DE LA SAUSSAYE
Bon, TOUS ne le connaissez pas.
M. DE SAINT-CLET.
Est-ce que vous lui auriez dit du mal de moi?
M. DE LA SAUSSAYE
Tout au contraire, il n'a jamais voulu ni'entendre; mais laissez- moi faire.
Il faut que quelqu'un m'ait desservi auprès de lui.
M. DE LA SAUSSAYE
Allons, TOUS allez vous alarmer oii il n'y a pas de quoi. Laissez-moi agir, et je vous re'ponds de tout.
M. DE SAINT-CLET.
Mais pourquoi m'a-t-il dit des choses aussi dures?
M. DE LA SAUSSAYE
Bon! il m'en a dit bien d'autres j est-ce qu'il faut prendre garde à cela, avec les gens à qui l'on a affaire? Tenez, écoutez-moi.
M. DE SAINT-CLET.
<P S'il n'avait pas été le père de mademoiselle de Courvillers. ..
M. DE LA SAUSSAYE
Eh bien, Tauriez-vous tué, comme le Cid qui tue le père
de sa maîtresse? Voyez après Tembarras où il a été pour l'cpouser^ encore n'a-t-il eu qu une promesse. Tenez, quand on a un ami qui se mêle de vos affaires, il faut avoir confiance en lui.
M. DE SAINT-CLET.
Ah, monsieur, sans doute! Je voudrais pouvoir espérer....
M. DE LA SAUSSAYE
Laissez-moi donc vous dire. Allez-vous-en chez mademoiselle de Courvillers attendre
Mais monsieur, elle ne voudra point me recevoir seul chez elle.
M. DE LA SAUSSAYE
Oui, si vous ne deviez pas Tépouser, sans doute elle aurait tort; mais ceci est bien différent. Que diable! faites donc ce que je vous dis, ou bien....
M. DE SAINT-CLET.
Allons, ne vous fâchez pas.
M. DE LA SAUSSAYE
Je vais parler à madame de Courvillers. Elle entendra bien raison elle, parce que les femmes.... En un mot, je sais l'art de les persuader. Sûrement, d'après tout ce que je lui dirai, elle enverra chercher sa fille, et vous reviendrez avec elle.
M. DE SAINT-CLET.
M. DE LA SAUSSAYE
Vous croyez.
Sûrement.
M. DE SAINT-CLET.
Allons, je vous obéis.
M. DE LA SAUSSAYE
Et vous faites bien.